La révolution à la tête d’Anderlecht soulève de nombreuses questions

Quelle sera l’influence de Wouter Vandehaute (photo) au sporting d’Anderlecht? Ce n’est qu’une des questions qui se posent après le réarrangement au sommet. (Isopix)

Le nouvel organigramme du club d’Anderlecht est-il viable? N’est-il pas menacé par de nombreux conflits d’intérêt? Cet énième réarrangement de la hiérarchie soulève beaucoup questions.

Van Eetvelt a-t-il le bon profil?

Karel Van Eetvelt deviendra le nouveau PDG du club à partir du 1er avril. Ce fan de sport a souvent été choisi pour travailler dans des organismes professionnels tels que Bouwunie, Unizo ou Febelfin. Mais bien qu’il siège dans quelques conseils d’administration, l’homme originaire de Bornem n’a aucune expérience comme patron d’une entreprise privée.

Tout le contraire de son prédécesseur, Jo Van Biesbroeck, ancien dirigeant du géant de la bière AB InBev. Cet homme d’expérience n’est cependant pas parvenu à limiter les pertes et augmenter les revenus commerciaux du Sporting d’Anderlecht. A voir si Van Eetvelt fera mieux.

Le rôle de conseiller de Wouter Vandenhaute va-t-il poser problème?

C’est peut-être la plus grosse question du dossier: quelle sera l’influence de ce chef d’entreprise médiatique et sportive en tant que conseiller externe du PDG? Le tandem Van Eetvelt-Vandenhaute deviendra-t-il de facto le duo principal des Mauve et Blanc? Vandenhaute a lui-même déclaré qu’il se considérait uniquement comme le lien entre Van Eetvelt et le conseil d’administration.

Des conflits d’intérêt sont possibles dans deux domaines. Tout d’abord, dans le domaine du sport. Wouter Vandenhaute, au travers de sa société Let’s play, est actif comme agent pour des joueurs de foot. Ensuite, le conflit peut également naître au niveau des médias. En effet, l’ancien journaliste est aussi le président de l’entreprise De Vijver Media qui possède la maison de production Woestijnvis et les chaines de télévision flamandes Vier, Vijf et Zes.

Selon Van Eervelt, tout type de conflit d’intérêt sera évité grâce à ‘la plus grande transparence possible’.

Philippe Close comme administrateur, un autre risque de conflit d’intérêt?

Une autre nomination notable est celle de Philippe Close (PS), bourgmestre de la Ville de Bruxelles, en tant que membre du conseil d’administration. Cela pourrait amener à des situations très sensibles si, par exemple, le club d’Anderlecht voulait construire un nouveau stade à Bruxelles. La députée bruxelloise Bianca Debaets a déjà prévenu que des conflits d’intérêt étaient possibles. Sur son compte Twitter, elle ecrit: ‘Surprise de voir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, tout à coup, entrer dans une entreprise privée comme le RSCA. Espérons surtout qu’il n’y ait pas de conflits d’intérêt dans certains dossiers (stade, subventions, loyers…)’.

N’y a-t-il pas trop de fortes personnalités?

Avec le président Marc Coucke, le PDG Karel Van Eetvelt, le conseiller Wouter Vandenhaute, l’icône Vincent Kompany, le directeur sportif Michael Verschueren et le coach Franky Vercauteren, il y en a du monde à la tête du club.

Des rumeurs circulent également sur des changements dans l’actionnariat. Depuis décembre 2017, le club appartient à Marc Coucke.

Selon certains, un départ de Verschueren semble difficile à éviter. Mais Van Eetvelt a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise. Le directeur sportif a répondu aux rumeurs par un tweet énigmatique…

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