La poste américaine est en crise, et cela pourrait interférer avec les élections présidentielles

La poste américaine, USPS (Isopix)

La présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, a rappelé les membres du Congrès en plein milieu des vacances d’été. Elle demande le vote d’une loi qui garantirait le fonctionnement de la poste lors des élections de novembre prochain.

Le service postal des États-Unis (USPS) a averti ce weekend que des problèmes se profilaient pour les prochaines élections. La poste ne peut en effet pas garantir que tous les bulletins de vote envoyé par courrier parviendront aux bureaux de dépouillement à temps.

L’épidémie de Covid-19 devrait pousser davantage d’Américains à voter par voie postale pour éviter les bureaux de vote surpeuplés. À trois mois des élections, la question devient urgente.

Les coupes budgétaires

Ces derniers mois, de lourdes économies ont été réalisées par l’USPS, sous l’égide de son nouveau CEO, Louis DeJoy. Pelosi voudrait maintenant voter une loi pour stopper temporairement ces coupes budgétaires. Raison pour laquelle elle a rappelé le Congrès.

La politique de DeJoy devra être mise sur pause jusqu’à la fin de l’année. De cette façon, les élections devraient se dérouler sans qu’aucune voix soit perdue.

Le président Donald Trump a été vivement critiqué pour sa gestion des services postaux. DeJoy est un homme d’affaires proche du président, il est d’ailleurs l’un des généreux donateurs pour sa campagne présidentielle. En tant que ministre des Postes, il suit la même politique que Trump.

Pratiques frauduleuses

Le président Trump est un détracteur de l’USPS. Il a tweeté plusieurs fois au sujet des pratiques ‘frauduleuses’ du vote par correspondance. Trump affirme en outre que ce système favoriserait particulièrement les démocrates. Une affirmation réfutée par plusieurs analystes. Ce message ‘mensonger’ a même été sanctionné par Twitter.

Installé à la tête de l’USPS en mai dernier, DeJoy a tout de suite lancé une série de mesures de restructuration économiques dans l’entreprise. Il a aussi prévenu que de nouvelles ‘habitudes’ allaient être créées. Par exemple, une partie du courrier ne pourrait plus être relevé ou distribué, car les heures supplémentaires ne seraient plus payées.