La nouvelle tendance en Europe: la montée de l’extrémisme

Sur les derniers jours, la montée de l’extrémisme est devenue la tendance montante la plus palpable en Europe, à l’Est comme à l’Ouest.

Samedi, Henriette Reker, celle qui est devenue la nouvelle maire de Cologne, a été poignardée dans le cou par un militant d’extrême droite en pleine campagne électorale, sans doute par hostilité à l’égard des migrants, parce qu’elle s’est occupée de l’accueil des demandeurs d’asile dans le cadre de ses activités professionnelles (elle est travailleur social).

Le dirigeant des syndicats de police allemands, Rainer Wendt, a déclaré que l’Allemagne devait copier la Hongrie, et édifier des clôtures pour empêcher les réfugiés d’entrer dans le pays.

Mais la palme des déclarations les plus remarquables revient sans doute à celles que le président de la République Tchèque, Miloš Zeman, a faites au cours d’une visite d’entreprise de la région de Zlín:

“Nous serons privés de la beauté des femmes, puisqu’elles devront être enveloppées dans des burkas de la tête aux pieds, y compris leur visage. Eh bien, je peux imaginer des femmes pour lesquelles cette mesure sera une bonne chose, mais elles sont peu nombreuses, et je n’en vois aucune ici”.

Auparavant, le président tchèque avait affirmé que les réfugiés musulmans “ne respecteraient pas la loi et les coutumes tchèques, qu’ils appliqueraient la charia, qu’ils lapideraient les femmes infidèles à mort, et qu’ils couperaient la main des voleurs”.

Un groupe d’associations caritatives a manifesté son indignation devant les propos du président, qu’il a qualifié de “xénophobes et populistes”, et déclaré qu’il discrédtait la République Tchèque à l’étranger.

“Il y a des Musulmans en République Tchèque depuis plus d’un siècle, et jamais un soupçon de ce que le président évoque ne s’est jamais produit ici”, a dit Ahmad Belická, de la Communauté musulmane de Prague.