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La meilleure qualité de l’air à Bruxelles dans les chiffres

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Climat

22/05/2020 | Baptiste Lambert | 3 min de lecture

Bruxelles (Isopix)

Après un mois et demi de confinement, les premières analyses de la qualité de l’air à Bruxelles sont sans détour: on respire mieux dans la capitale, a communiqué ce vendredi le ministre Alain Marcon (Ecolo).

A conditions météorologiques similaires et en comparant aux données comprises entre 2010 et 2019, la qualité de l’air a fait un bon considérable. Deux points de repère dans plusieurs stations de mesures bruxelloises ont été étudiés: la concentration en monoxyde (NO) et en dioxyde d’azote (NO2), sur une première période comprise entre le 19 mars et le 19 avril, et ensuite jusqu’au 3 mai.

Dans les stations les plus exposées, on note une diminution de la concentration du NO de 75% et du NO2 de 50%. Ce dernier en particulier provoque des difficultés respiratoires. Sa concentration dans la capitale dépasse souvent la norme européenne de 40 microgrammes/m3.

Dans les stations peu exposées, la concentration de NO a baissé de 30% et celle de NO2 de 40%. Pour les chercheurs du laboratoire Qualité de l’air à Bruxelles Environnement, il ne fait pas de doute que le confinement en Belgique, mais aussi dans les pays limitrophes, a permis cette baisse de concentration de polluants.

Particules fines

Au niveau des particules fines – le black carbon – les chiffres ne sont pas significatifs. Les mesures liées au Covid-19 et la baisse du trafic routier ont permis de diminuer les concentrations de PM10 (moins de 10 µm) de 10% et de PM2,5 (inférieures à 2,5 µm, très dangereux pour la santé) de 2% seulement.

Mais le trafic routier ne serait responsable que de 15 à 25% pour le PM10 et de l’ordre de 5% pour le PM2,5. De plus, le manque de pluie – grand soleil pendant presque l’entièreté du confinement – a contribué à ne pas diminuer la concentration en particules fines dans l’air. Enfin, un vent de nord-est peut aussi expliquer cette concentration, parfois supérieure à la normale, pour des particules fines transportées sur de longues distances en pleine saison d’épandage en mars-avril.

Source: BusinessAM


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