La France teste un nouveau système d’artillerie de roquettes et donne la priorité à la modernisation


Principaux renseignements

  • L’armée française donne la priorité à l’acquisition de nouveaux systèmes d’artillerie de roquettes afin de renforcer ses capacités sur le champ de bataille dès les premières phases d’un conflit.
  • Afin de renforcer sa posture de défense d’ici 2030, la France investit massivement dans diverses munitions de pointe et modernise ses systèmes d’armes existants.
  • La France vise à garantir des réserves de munitions suffisantes grâce à des dotations budgétaires substantielles dépassant les 6 milliards d’euros cette année.

La France progresse dans la sélection d’un nouveau système d’artillerie de roquettes. Ce mois-ci a vu le succès des premiers essais d’un système développé en France, et d’autres évaluations sont prévues pour la semaine prochaine. Ces essais permettront une comparaison avec des systèmes étrangers dans les semaines à venir.

Priorité à l’artillerie de roquettes

L’armée française considère cette capacité comme une priorité absolue, soulignant sa nécessité pour faire face aux premières phases d’un conflit majeur. Le rapport coût-efficacité et la livraison dans les délais sont des facteurs cruciaux qui influenceront la décision finale. L’objectif est d’acquérir 26 systèmes équipés de 300 munitions, afin d’équiper progressivement un bataillon d’artillerie de roquettes d’ici 2030. Cette initiative vise à remplacer les systèmes Lance-Roquettes Unitaire vieillissants qui arriveront en fin de vie en 2027.

La France développe également un missile balistique terrestre d’une portée de 2 500 kilomètres. Le projet, doté d’un budget d’un milliard d’euros cette année, comprendra un véhicule planant hypersonique pour une maniabilité accrue. Alors que la date de déploiement prévue est 2035, la DGA, l’agence gouvernementale française, cherche à accélérer le développement pour la rapprocher de 2030.

Investissements dans les munitions

Par ailleurs, la DGA prévoit d’investir plus de 6 milliards d’euros dans les munitions cette année. Cela comprend l’acquisition de missiles de croisière SCALP, de bombes guidées AASM, de missiles antinavires Exocet, de missiles de défense aérienne MICA et Mistral, ainsi que de missiles air-air Meteor. Le budget alloue également 320 millions d’euros pour soutenir l’expansion des capacités industrielles là où cela est nécessaire.

Consciente du risque d’un conflit prolongé d’ici 2030, la DGA souligne l’importance de maintenir des réserves de munitions suffisantes.

Avion de combat Rafale

Les efforts de modernisation s’étendent à l’avion de combat Rafale. Cette année verra le début des travaux sur la norme F5, intégrant un nouveau moteur Safran (T-REX) à poussée accrue et des capteurs modernisés, en particulier le radar. L’armement sera également modernisé, avec le développement accéléré du missile air-sol supersonique Stratus RS de MBDA et la création d’un missile air-air à plus longue portée appelé Comet d’ici 2030.

Enfin, la DGA développe le drone à usage unique Chorus, doté d’une autonomie de 3 000 kilomètres et d’une charge utile de 500 kilogrammes. Renault fabriquera ces drones, qui devraient être opérationnels d’ici la fin de l’année, pour un coût unitaire de 120 000 euros, un prix élevé par rapport à d’autres munitions, mais nettement plus abordable dans l’ensemble.

(jw)

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