Principaux renseignements
- La société finlandaise Fingrid démantèlera l’année prochaine les pylônes électriques soutenant les câbles à fibre optique transfrontaliers.
- La Russie risque de perdre une part considérable de son trafic Internet international.
- Les opérateurs télécoms russes recherchent de toute urgence des solutions de routage alternatives auprès d’entreprises privées finlandaises.
À partir de l’année prochaine, Fingrid, l’opérateur du réseau électrique finlandais, prévoit de cesser l’entretien des pylônes électriques qui soutiennent les câbles à fibre optique transfrontaliers, selon des informations rapportées par RBC Oekraïne et les médias russes. Les autorités finlandaises ont l’intention de démanteler entièrement ces structures et de déconnecter les lignes Internet associées.
Trop cher
Cette décision fait suite à l’arrêt, en 2022, des exportations d’électricité de la Russie vers la Finlande. Ces pylônes ne remplissant plus leur fonction électrique première, leur entretien à des seules fins de télécommunications est devenu financièrement non viable tant pour l’opérateur du réseau finlandais que pour les entités commerciales russes.
Conséquences pour la Russie
Cette interruption représente un défi majeur pour la connectivité numérique de la Russie, car environ 60 pour cent à 70 pour cent de son trafic Internet international transite actuellement par la Finlande. De plus, les câbles spécifiques fixés à ces pylônes électriques représentent près de 30 pour cent de l’ensemble des liaisons de communication entre les deux pays.
Recherche d’itinéraires alternatifs
Afin d’éviter les pannes de réseau et de maintenir le flux de données, les opérateurs de télécommunications russes sont actuellement en pourparlers avec des entreprises privées finlandaises pour trouver des solutions de routage alternatives.
Pressions économiques et politiques plus larges
Cette réorientation des infrastructures s’accompagne de pressions économiques plus larges, l’Union européenne ayant récemment étendu ses sanctions. Dans le cadre du 21e train de sanctions, près de 90 banques russes supplémentaires ont été visées, ce qui porte à plus de 100 le nombre d’établissements de crédit figurant sur la liste noire et isole plus de la moitié des institutions financières russes des réseaux mondiaux. (fc)
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