Principaux renseignements
- Le président Trump a annulé des exercices militaires conjoints sans en informer la Corée du Sud.
- Le coût élevé et le caractère, selon Trump, provocateur de ces exercices vis-à-vis de la Corée du Nord ont motivé ce revirement soudain de politique.
- Séoul affirme que ces changements ne doivent pas retarder le transfert de l’OPCON.
Le ministre des Affaires étrangères, Cho Hyun, a déclaré mercredi devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale que le gouvernement sud-coréen n’avait pas été informé avant que le président Donald Trump n’annonce une réduction considérable des exercices militaires conjoints. C’est ce que rapporte l’agence Yonhap.
Le dirigeant américain a fait part de cette décision via Truth Social, surprenant les responsables de Séoul qui ont affirmé que ni leur propre administration ni les représentants américains ne les avaient prévenus au préalable.
Raison de cette réduction
Dans cette directive, adressée au ministre de la Défense Pete Hegseth, les exercices annuels sont qualifiés de excessivement coûteux et de provocateurs envers la Corée du Nord.
Le président Trump a spécifiquement lié cette décision au refus de la Corée du Sud de soutenir les initiatives américaines visant à démanteler le programme nucléaire iranien, tout en évoquant ses relations positives avec Kim Jong-un.
Inquiétudes concernant l’OPCON
Malgré le choc initial provoqué par cette annonce publique, le ministre Cho a fait remarquer que les ajustements spécifiques apportés aux exercices étaient élaborés en collaboration. Il a indiqué que le ministre de la Défense, Ahn Gyu-back, travaillait en étroite collaboration avec les autorités américaines, ce qui suggère que le processus a évolué au-delà d’un simple mandat unilatéral.
Cho a toutefois précisé que ces exercices plus restreints ne devaient pas entraver le transfert prévu du contrôle opérationnel en temps de guerre, l’OPCON, à la Corée du Sud.
Partenariat historique en matière de sécurité sous pression
Depuis plus de sept décennies, ces manœuvres constituent un pilier du partenariat de sécurité entre les deux nations, établi à la suite de l’armistice de 1953 mettant fin à la guerre de Corée.
Alors que les États-Unis et Séoul les considèrent comme essentielles, Pyongyang les perçoit comme des préparatifs en vue d’une attaque, et a récemment réagi au programme de cette année par une série de tirs de missiles balistiques.
Conséquences immédiates sur les programmes d’entraînement
Les conséquences de ce changement de politique se font déjà sentir. À la demande des États-Unis, la Corée du Sud a confirmé que les exercices en cours s’achèveraient le 21 août. Le calendrier initial est ainsi raccourci de six jours. (lv)
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