Principaux renseignements
- La Corée du Sud a immobilisé le cargo Prada pour violation des sanctions de l’ONU.
- La coopération internationale a permis de mettre au jour le transport illégal de minerais nord-coréens à bord du navire.
- Le blocage de ces exportations prive le régime nord-coréen de devises étrangères indispensables.
Les autorités sud-coréennes ont arraisonné un cargo soupçonné d’avoir enfreint les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies concernant les programmes nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Le navire, identifié comme étant le Prada, a été intercepté en mars, puis conduit dans le port de Pyeongtaek.
Coopération internationale
Cette saisie fait suite à des rapports des services de renseignement laissant entendre que le navire se livrait à des activités interdites. À l’issue d’une enquête approfondie menée par les autorités, les responsables ont confirmé que les agissements du navire enfreignaient les mandats internationaux.
Le Prada figurait parmi les sept navires cités dans une déclaration commune publiée le 29 mai par les États-Unis, la Corée du Sud, l’Union européenne et huit autres pays, qui appelaient l’ONU à désigner officiellement ces navires comme transportant illégalement du minerai de fer et du charbon nord-coréens.
Détails et suivi du navire
Ce navire, battant pavillon tanzanien et pesant 10 730 tonnes, est arrivé à Pyeongtaek le 21 mars après avoir quitté Dumai, en Indonésie. Les données de suivi indiquent que le navire a séjourné en mer Jaune début février et a effectué un bref trajet en direction de Renhe, en Chine, avant de mettre le cap sur le port sud-coréen.
Impact sur le financement du régime
Des experts, dont Shuji Sue, ancien membre du Groupe d’experts de l’ONU, ont salué cette mesure comme une étape cruciale dans l’application des résolutions internationales. Il a souligné qu’il était essentiel de limiter la capacité de la Corée du Nord à exporter des minerais, car ces exportations constituent les principales sources de devises étrangères du régime. De telles mesures d’application restent une responsabilité obligatoire pour tous les États membres de l’ONU.
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