Principaux renseignements
- La Chine rejoint désormais les États-Unis en tant que seule nation à posséder deux avions de combat furtifs opérationnels : le J-20 et le J-35.
- La capacité de lancement par catapulte du J-35, combinée aux capacités de recherche de cibles du J-20, élargit considérablement les possibilités de la Chine dans la région.
- Le pays semble ainsi lancer un défi aux États-Unis, même si de nombreuses incertitudes subsistent quant à l’efficacité de ces mesures dans la pratique.
La Chine est en train de bouleverser rapidement le paysage de l’aviation militaire en Asie. Depuis 2017, l’introduction du chasseur furtif J-20 a marqué un tournant pour l’aviation de combat chinoise. Cet appareil combine une autonomie opérationnelle impressionnante avec des capacités avancées pour neutraliser les défenses aériennes ennemies et mettre en œuvre des stratégies de guerre en réseau.
Progrès technologiques
En plus de cette avancée, les forces navales chinoises ont développé leur propre chasseur furtif de cinquième génération, le J-35. La présentation officielle du J-35 à Zhuhai en 2024 a précédé sa mise en service prévue en septembre 2025. Cela fait de la Chine le seul pays, outre les États-Unis, à posséder deux chasseurs furtifs opérationnels.
Le développement du J-20 a été marqué par des progrès rapides, passant des premiers lots équipés de moteurs russes aux moteurs WS-10C de production nationale, puis aux moteurs WS-15, plus puissants. Ces avancées ont renforcé les capacités de supercroisière du J-20, amélioré ses réserves électriques et thermiques pour les capteurs et les systèmes de guerre électronique, et l’ont rapproché du plein potentiel d’un chasseur de cinquième génération.
Porte-avions
Parallèlement, la branche navale a vu le jour à partir de l’avion de démonstration FC-31. Le prototype J-35, doté d’ailes repliables, d’un train d’atterrissage renforcé et de capacités de lancement par catapulte, a ouvert la voie à des variantes embarquées et terrestres. L’introduction d’un chasseur furtif lancé par catapulte renforce considérablement la portée et la capacité de survie des missions aériennes navales face aux systèmes de défense modernes.
L’aviation navale chinoise a toujours été limitée par un manque d’expérience au combat par rapport à la marine américaine chevronnée. Cependant, l’arrivée du porte-avions Fujian équipé de catapultes électromagnétiques marque un tournant. Cette technologie de pointe permet le lancement d’avions plus lourds et plus performants comme le J-35, renforçant considérablement la projection de puissance aérienne navale de la Chine.
Double capacité furtive
La mise en service du J-35 en septembre 2025 a consolidé la position de la Chine en tant que puissance militaire de premier plan. L’exploitation simultanée de deux chasseurs furtifs – le Chengdu J-20 et le Shenyang J-35 – place la Chine dans un club exclusif aux côtés des États-Unis. Cette capacité témoigne d’une base industrielle solide et d’une doctrine stratégique qui intègre efficacement les composantes aériennes et navales.
La combinaison de la capacité du J-20 à cibler des avions ennemis de grande valeur et du déploiement du J-35 à partir de porte-avions avancés étend les capacités chinoises de déni d’accès/de zone (A2/AD). Cela pose des défis aux adversaires cherchant à accéder à la région, les obligeant à réévaluer leurs stratégies de protection des actifs vitaux tels que les AWACS et les ravitailleurs.
Des incertitudes subsistent
Cependant, des incertitudes subsistent quant à l’efficacité de cette nouvelle capacité. Ni le J-20 ni le J-35 n’ont été déployés au combat, ce qui limite les retours d’expérience sur le terrain. La Chine devra démontrer sa capacité à mener des opérations de manière durable, à affiner ses procédures et à soutenir efficacement ces plateformes avancées afin de consolider son avantage.
L’ampleur même de la production du J-20 souligne encore davantage l’engagement de la Chine envers ce programme. Les estimations prévoient une flotte de 320 à 350 J-20 d’ici mi-2025. Cette force considérable, combinée à la polyvalence et à l’autonomie du J-35, pose un défi complexe aux adversaires opérant dans la région.
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