La Bulgarie recherche d’urgence des avions de combat, la livraison des F-16 ayant pris du retard


Principaux renseignements

  • La Bulgarie est confrontée à une grave crise en matière d’avions de chasse en raison du vieillissement des MiG-29 et des retards dans les livraisons de F-16.
  • Les demandes infructueuses d’avions d’occasion ne laissent que peu d’options immédiates à l’armée.
  • Les efforts désespérés en matière d’approvisionnement se concentrent sur la récupération de pièces de rechange afin d’éviter une défaillance totale de la flotte.

L’armée de l’air bulgare est actuellement confrontée à une grave crise concernant l’état opérationnel de sa flotte d’avions de chasse. Alors que les registres officiels font état d’une flotte composée de 14 MiG-29 et de 8 F-16 Block 70, la réalité est bien plus précaire. Les F-16, plus récents, ne sont pas encore entrés en service actif, et les avions de l’ère soviétique, vieillissants, souffrent d’une pénurie critique de pièces de rechange.

Appels d’offres infructueux

La situation est encore compliquée par un retard important dans la livraison d’un deuxième lot de huit F-16 commandés en 2022. Initialement attendus pour 2027, ces appareils ne devraient désormais pas arriver avant 2030 au plus tôt, une date qui reste incertaine.

Afin de combler ce déficit de capacités, Sofia a cherché à acquérir des chasseurs Gripen ou F-16 d’occasion pour disposer d’un renfort immédiat. Cependant, le ministre de la Défense, Dimitar Stoyanov, a révélé que ces efforts avaient échoué, la Suède et les États-Unis ayant tous deux rejeté ces demandes, ce qui met en évidence la rareté des avions de combat d’occasion disponibles.

La course aux pièces de rechange pour les MiG-29

Par conséquent, la seule stratégie qui reste à la Bulgarie consiste à se procurer des pièces de rechange pour maintenir en état de vol sa flotte de MiG-29. Le gouvernement avait précédemment manifesté son intérêt pour l’achat de MiG-29 polonais dans le but précis de les utiliser comme sources de pièces détachées.

La Pologne a toutefois donné la priorité au transfert de ces appareils vers l’Ukraine, bien que ce processus se soit heurté à des obstacles. Les responsables polonais ont récemment mis en garde contre le fait que la navigabilité de ces avions en particulier est douteuse, évoquant leur souhait de les échanger contre de la technologie ukrainienne en matière de drones.

À la recherche d’alternatives internationales

Au-delà de la Pologne, le ministère bulgare de la Défense a sollicité l’aide de la Hongrie — qui a retiré ses MiG-29 du service — et de plusieurs autres pays. Bien qu’aucun accord n’ait été confirmé, il reste possible que la Pologne envoie ses avions les plus aptes au vol en Ukraine tout en vendant les cellules en mauvais état à la Bulgarie à des fins de récupération.

Revenir à la « cannibalisation »

Si ces efforts d’approvisionnement échouent, la Bulgarie pourrait être contrainte de recourir au « cannibalisme », c’est-à-dire de prélever des pièces sur certains de ses propres appareils afin de maintenir en état de marche un petit nombre d’avions.

De plus, la transition vers des appareils occidentaux présente des obstacles techniques, car les systèmes radar civils existants compatibles avec les MiG-29 sont insuffisants pour les F-16, ce qui nécessite l’acquisition de systèmes radar GM400. (fc)

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