Principaux renseignements
- Kaja Kallas qualifie l’attaque par drone à Leipzig de forme de terrorisme soutenu par la Russie.
- Les ministres de l’UE préparent 1 600 nouvelles sanctions visant à paralyser le secteur de la défense russe.
- L’Ukraine demande de toute urgence des intercepteurs européens.
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a affirmé aujourd’hui que la tentative d’attaque à Leipzig présentait les caractéristiques distinctives d’un acte de terrorisme soutenu par un État.
Cette déclaration fait suite à la conclusion officielle des autorités allemandes, mardi, selon laquelle la Russie était à l’origine de l’incident impliquant un drone survenu le mois dernier. Kallas a souligné la nécessité pour les pays européens de coordonner leurs stratégies afin de contrer l’agression russe qui s’intensifie à l’encontre de l’Ukraine.
Guerre hybride
Lors d’un sommet informel des ministres des Affaires étrangères en Irlande, Kallas a révélé que l’UE traitait actuellement environ 1 600 nouvelles sanctions visant le secteur de la défense russe, avec la possibilité d’en ajouter d’autres.
D’autres États membres se sont fait l’écho d’appel à une pression accrue. La ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, a exhorté à explorer tous les moyens disponibles pour renforcer les restrictions économiques, tandis que le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kestutis Budrys, a fait valoir que Moscou considérait actuellement la guerre hybride comme un moyen peu coûteux de semer la discorde sociale. Budrys a affirmé que l’UE devait prouver qu’elle ne se laisserait pas intimider au point de réduire son aide à l’Ukraine.
Front uni
S’associant à ces propos, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a confirmé que l’Union se préparait à sanctionner davantage de ressortissants russes dans un avenir proche, soulignant ainsi un front uni tant pour sanctionner Moscou que pour venir en aide à Kiev.
Parallèlement, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a plaidé en faveur d’un renforcement de la protection aérienne, déclarant que son pays cherchait à obtenir des intercepteurs provenant des stocks européens afin de sécuriser son espace aérien face aux attaques quotidiennes.
Le débat sur les avoirs gelés
En ce qui concerne les mesures financières, plusieurs pays – dont la Suède, l’Espagne, la Pologne et les Pays-Bas – ont fait pression pour que l’UE réexamine l’utilisation des avoirs russes gelés.
Alors qu’environ 210 milliards d’euros de fonds de la banque centrale ont été bloqués après l’invasion de 2022, la majeure partie étant détenue par Euroclear à Bruxelles, aucun consensus ne se dégage quant à leur utilisation. Une proposition antérieure de la Commission européenne visant à utiliser ces fonds pour accorder un prêt à l’Ukraine a été bloquée par la Belgique en raison de craintes concernant d’éventuelles responsabilités juridiques et demandes d’indemnisation de la part de la Russie.
(at)
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