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Google se soumet à Poutine et commence la censure en Russie

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Politique

13/02/2019 | Arnaud Lefebvre | 3 min de lecture

Google aurait accepté de commercer à censurer les recherches sur son moteur en Russie après des années de refus de coopérer avec les autorités, rapporte le Daily Mail. Auparavant, le gouvernement russe avait déjà condamné Google à une amende pour avoir refusé de se conformer à la loi.

Selon les observateurs, Facebook et Twitter seraient les prochaines cibles de la Russie. Ces sites web ont également violé à plusieurs reprises les réglementations en ligne russes.

Régulateur des médias

Google aurait accepté de suivre les directives numériques émises par la Russie il y a deux ans. Cette législation stipule que les moteurs de recherche ne devraient plus être autorisés à fournir des liens vers des sites Web figurant sur la liste noire du gouvernement russe. Google travaillera aux côtés du régulateur russe des médias Roskomnadzor. Cet organisme s’emploie actuellement à bloquer des sites tels que le sites pornographiques mettant en scène des enfants ou incluant des contenus en rapport avec la drogue et le suicide.

Alexander Zharov, chef de l’institution, aurait déclaré à une agence de presse qu’ils avaient établi un « dialogue constructif » avec Google. Cependant, selon le Moscow Times, Roskomnadzor serait en quelque sorte le porte-parole du gouvernement russe en raison de sa préférence affichée pour la censure d’État. Auparavant, le prétendu organe indépendant aurait bloqué l’accès à des enquêtes sur des affaires de corruption dirigées contre des ministres.

L’enquête au sujet de la corruption de l’homme politique d’opposition, Alexei Navalny, aurait également été bloquée par Roskomnadzor. L’année dernière, la Russie a condamné Google à une amende de 7.500 dollars pour violation des lois numériques en vigueur.

Motivations

Selon des sources locales, Google aurait déjà commencé à supprimer 70% des sites mis sur la liste noire par le gouvernement russe. Selon un rapport de Google sur la transparence, les autorités russes ont présenté en 2018 175 demandes de suppression de sites Web spécifiques. La Russie a également représenté 75% du total des demandes mondiales de suppression de contenu l’an dernier.

Selon cet accord, Roskomnador fournirait à Google une mise à jour quotidienne des sources interdites. La société a refusé de commenter l’accord, mais a déclaré qu’elle s’engageait à fournir un service accessible aux utilisateurs russes.


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