Pour Goldman Sachs, Wall Street n’a pas encore touché le fond cette année

Il faudrait s’attendre à d’autres chutes du S&P 500, estime la banque d’investissement. Voilà pour le scénario de base, qui comprend déjà un niveau bas record pour l’année. Selon un scénario « récession », le cours pourrait chuter encore davantage, et perdre plus de 30% sur l’année.

Une fameuse révision de la copie. Goldman Sachs baisse sa prévision pour le S&P 500, pour son niveau de fin d’année : de 4.300 à 3.600 points, rapporte CNN Business.

Ce serait également son niveau le plus bas de l’année, dépassant le précédant plancher (3.666,67 points atteints à la mi-juin). L’indice de la bourse de New York s’approche d’ailleurs dangereusement de ce point bas actuel, après une reprise qui avait duré jusque mi-août.

Un niveau final de 3.600 points serait également une chute vertigineuse par rapport au début de l’année et son sommet historique, avec plus de 23%. A ce niveau, le S&P 500 se retrouverait dans le top 7 de ses pires performances.

Scénario récession

Il s’agit d’une révision brutale des estimations, mais c’est encore la meilleure estimation que Goldman Sachs établit. Dans le cas d’une récession, la banque de Wall Street voit le S&P 500 glisser jusque 3.150 points, soit 14% en dessous du niveau actuel, et 32% en dessus du niveau du début de l’année.

« Sur la base de nos discussions avec les clients, une majorité d’investisseurs en actions ont adopté le point de vue selon lequel un scénario d’atterrissage brutal est inévitable », écrivent les stratèges de Goldman Sachs, parlant de la potentielle incapacité de la Fed de freiner l’inflation tout en évitant la récession. « Ils se concentrent sur le moment, l’ampleur et la durée d’une récession potentielle et sur les stratégies d’investissement pour cette perspective. »

Goldman Sachs n’est d’ailleurs pas la seule banque à estimer que les hausses des taux d’intérêt vont finir par avoir des effets négatifs sur l’économie. Pour Bank of America, la Fed tire trop fort sur le frein à main. « C’est comme rouler à 120 kilomètres à l’heure, et ne pas savoir dans quel sens la route va tourner. Un accident est inévitable », écrivent les stratégistes de la banque, cités par CNN. Pour cette banque aussi, les actions n’auraient pas encore touché le fond.

Incertitude

Récession ou pas ? Cela reste la grande question, pour l’économie américaine comme pour d’autres. La période reste marquée par une grande incertitude et Goldman Sachs le sait aussi : « Les perspectives sont inhabituellement sombres. Les trajectoires prévisionnelles de l’inflation, de la croissance économique, des taux d’intérêt, des bénéfices et des valorisations fluctuent toutes plus que d’habitude, avec une distribution plus large des résultats potentiels. »

Avec cette période d’incertitude, différents observateurs peuvent faire des estimations qui divergent fortement. Pour JPMorgan par exemple, les actions sont en passe de repartir pour un rallye flamboyant, grâce à de bons résultats des entreprises en vue pour le troisième trimestre.


Disclaimer: cet article ne fait pas office de conseil, mais doit se lire à titre d’information. Investir comporte toujours des risques.

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