États-Unis respecteront les plafonds tarifaires prévus dans les accords commerciaux avec Japon et UE


Principaux renseignements

  • Les États-Unis maintiendront les plafonds tarifaires existants dans les accords commerciaux conclus avec le Japon et l’Union européenne.
  • De nouvelles taxes visant le travail forcé imposent des droits de douane de 10 pour cent à 12,5 pour cent sur ces régions.
  • L’Europe prévoit une interdiction totale de tous les produits issus du travail forcé d’ici décembre 2027.

Lors d’une réunion ministérielle de l’OCDE à Paris, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a confirmé que les États-Unis avaient l’intention de respecter les plafonds tarifaires fixés dans les accords commerciaux conclus avec le Japon, l’Union européenne et divers autres pays. Il a souligné que le gouvernement américain considérait les accords comme des obligations contraignantes.

Nouvelles taxes

Les États-Unis ont actuellement conclu des accords avec Tokyo et Bruxelles qui limitent les droits de douane sur la majorité des importations en provenance de ces régions à un maximum de 15 pour cent. Malgré ces limites, le département de Greer a récemment introduit de nouveaux droits de douane visant 60 pays jugés insuffisants pour empêcher le commerce de produits fabriqués par le travail forcé.

En vertu de ces nouvelles mesures, les marchandises japonaises seront soumises à un droit de douane de 12,5 pour cent, tandis que les importations en provenance de l’UE seront taxées à 10 pour cent. Il est possible que les droits de douane dépassent le seuil de 15 pour cent si les enquêtes en cours au titre de la section 301 sur la surcapacité industrielle conduisent à de nouvelles mesures.

Justification juridique

Greer a défendu les mesures en affirmant que les accords commerciaux existants autorisent des droits de douane jusqu’à une limite spécifique, et que le président Donald Trump dispose du mandat légal pour les mettre en œuvre via des enquêtes au titre de la section 301.

Réaction européenne

Le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic, a fait écho à l’idée selon laquelle les termes convenus doivent être respectés, soulignant que la position européenne se concentre sur le plafond global de 15 pour cent prévu par l’accord de Turnberry.

Sefcovic s’est dit étonné que les États membres de l’UE soient visés par des droits de douane liés au travail forcé, compte tenu de leurs réglementations rigoureuses en matière d’emploi. Il prévoit néanmoins que le Parlement européen ratifiera l’accord de Turnberry. De plus, Sefcovic a indiqué que l’UE préparait une interdiction totale, prévue pour décembre 2027, de tous les produits issus du travail forcé, quelle que soit leur origine.

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