Web Analytics

Dans les PME, 1 nouvelle recrue en CDI sur 4 est un « fast quitter »

Dans les PME, 1 nouvelle recrue en CDI sur 4 est un « fast quitter »
Getty Images

Selon une enquête réalisée par le prestataire de services RH Securex, un contrat à durée indéterminée est très souvent résilié au bout de quelques semaines ou de quelques mois. Cela est particulièrement vrai pour les petites PME, où un recrutement se solde fréquemment par un échec.

L’étude : Securex a examiné le sort de 9.301 contrats à durée indéterminée conclus au cours de l’année civile 2022.

  • Lorsque l’employé quitte son nouvel emploi moins de 184 jours après avoir été engagé, il s’agit d’une résiliation rapide du contrat.
  • Mais dans le cas d’un départ volontaire, passé ce délai, on parle de « quick quitting » ou « fast quitters« , soit de départ ou de démission rapide.

L’essentiel : un contrat à durée indéterminée sur six (16,8 %) conclu en 2022 a été résilié dans les six mois.

  • Dans près de deux cas sur trois (64,5 %), il s’agit de fast quitters, c’est-à-dire de salariés qui quittent leur emploi de leur propre chef. Les autres ont été officiellement licenciés.
  • Il est frappant que les démissions rapides soient plus fréquentes dans les PME de moins de dix travailleurs, qui constituent la majorité des entreprises belges. Pour cette catégorie, le chiffre est de 23,5 % des nouvelles embauches, soit environ un quart.

Recrutement à l’aveugle

Zoom : Securex énumère les coûts d’un recrutement raté :

  • Recruter et intégrer un nouveau collègue ont non seulement un coût financier, mais exigent également un investissement en temps important de la part des collègues pour former correctement le nouvel employé.
  • Si le contrat est résilié prématurément, ces investissements n’ont pas été rentabilisés et, en plus des coûts encourus, il y a souvent une indemnité de départ.
  • De plus, la recherche d’un nouvel employé doit être relancée et, entre-temps, les collègues doivent reprendre le travail de l’employé parti.

Paradoxe : En période de guerre des talents intense, on s’attendrait à ce que les entreprises fassent tout pour garder leur meilleur candidat trouvé pour une longue période. Mais il s’avère qu’un recrutement sur six – un sur quatre dans les petites entreprises – se solde par un échec.

  • « L’impact des recrutements infructueux ne peut être sous-estimé, en particulier pour les petites entreprises. Les conséquences dépassent le cadre financier », prévient Frank Vander Sijpe de Securex.
  • Une explication possible : « Les petites PME disposent rarement d’un service de ressources humaines ou de ressources suffisantes pour sélectionner ou tester les candidats », explique le fournisseur de services de ressources humaines.
  • Dans certains cas, un candidat est même recruté à l’aveugle, pour devancer la concurrence.
  • Les ouvriers sont plus difficiles à retenir que les cols blancs. Non seulement les démissions rapides sont plus fréquentes, mais les travailleurs les pratiquent aussi plus souvent. Dans 72 % des cas, les travailleurs nouvellement embauchés partent de leur propre initiative.

Culture d’entreprise

Conclusion : Les recruteurs des PME feraient bien de ne pas se reposer sur leurs lauriers une fois qu’ils ont embauché leur perle rare. La période de suivi qui suit est tout aussi importante, il est crucial que le nouveau venu se sente chez lui dans la culture de l’entreprise.

(JM)

Plus d'articles Premium
Plus