Du nouveau dans l’affaire Carlos Ghosn: l’ancien directeur de Nissan condamné pour avoir caché le salaire du patron

L’affaire avait fait grand bruit : Carlos Ghosn, patron franco-libanais de Nissan-Renault, était accusé de fraude fiscale au Japon. Il avait fui le pays dans une boite, à bord d’un jet privé, jugeant le système judiciaire du pays trop strict. Des anciens collaborateurs ont été jugés par la justice japonaise ce jeudi, mais lui restera sans doute à jamais intouchable par le Japon.

Une cour de justice japonaise a tranché jeudi : Greg Kelly, ex-directeur de Nissan, a bien aidé Carlos Ghosn a dissimuler ses revenus devant les autorités nippones. Il écope de six mois de prison avec sursis. Greg Kelly se défendait qu’il n’y avait rien d’illégal, et indique que son intention était de donner une compensation à Carlos Ghosn, pour qu’il ne parte pas chez un concurrent.

Un autre témoin, Toshiaki Ohnuman, a été blâmé pour avoir également contribué à la non-déclaration supposée de 80 millions de dollars de revenus sur huit ans. Comme il a coopéré avec les autorité, il n’a pas reçu de peine, rapporte Reuters.

La marque Nissan même écope d’une amende de 200 millions de yens, ou 1,73 million de dollars, pour ne pas avoir divulgué le salaire de Ghosn. Il y a 18 mois, au début du procès, Nissan avait plaidé coupable.

Ghosn intouchable

La justice japonaise ne pourra sans doute pas aller plus loin que ce verdict dans cette affaire. En 2019, Carlos Ghosn, le suspect principal, s’est échappé vers le Liban, et est désormais hors d’atteinte des autorités japonaises.

Carlos Ghosn est également accusé de s’être enrichi sur le dos de l’entreprise, via des paiements à hauteur de cinq millions de dollars vers un vendeur de voitures du Moyen-Orient. Il aurait également transféré les pertes de ses investissements personnels sur les comptes de Nissan-Renault.

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