Jordan Bardella critique les pays européens qui achètent des avions de chasse américains. Selon lui, ces pays devraient acheter des avions de chasse français s’ils veulent faire partie du parapluie nucléaire français.
Principaux renseignements
- Le politicien français Jordan Bardella (Rassemblement National) critique l’achat d’avions de chasse américains par les pays européens.
- Il pense qu’ils doivent acheter des avions Rafale français s’ils veulent faire partie du parapluie nucléaire français.
- La France a une histoire de développement d’armes nucléaires.
La France et les armes nucléaires
Le développement des armes nucléaires trouve ses racines dans la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis ont créé des bombes nucléaires et les ont larguées sur les deux villes japonaises : Nagasaki et Hiroshima. Ensuite, l’Union soviétique a commencé à développer des armes nucléaires, dont le premier test a eu lieu en 1949. Finalement, la France a également commencé à développer des armes nucléaires en 1957. C’était sur ordre de l’ancien président Charles de Gaulle.
En 1960, la première activité nucléaire française a eu lieu dans le Sahara algérien, sous le nom de Gerboise bleue. Cette bombe a été placée sur une tour de 100 mètres de haut et était située à 16 kilomètres du poste de commandement. En France, le test a été célébré comme un succès, tandis que les pays africains ont fortement critiqué cette initiative. Des étudiants maliens à Leipzig ont même protesté contre le test nucléaire. En 1996, la dernière expérience nucléaire de la France a eu lieu. À ce moment-là, le pays a accepté de ne plus développer d’armes nucléaires.
La critique de Bardella sur l’achat d’avions de chasse américains
Bardella ne pense pas que les pays européens puissent jouer sur deux tableaux. « Exiger que les alliés renoncent aux F35 américains pourrait saper l’enthousiasme pour les initiatives de défense dirigées par Paris. » Les pays européens devraient acheter des avions de chasse français au lieu d’américains pour profiter de la nouvelle initiative de dissuasion nucléaire de la France », a déclaré le leader d’extrême droite Jordan Bardella jeudi soir.
Malgré cette exigence, il a souligné que la France doit s’en tenir à la doctrine nucléaire développée par l’ancien président Charles de Gaulle, selon laquelle « les intérêts vitaux de la France ne s’arrêtent pas à ses frontières ». Bardella, qui dirige le Rassemblement national avec Marine Le Pen, est en tête des sondages pour les élections présidentielles françaises de l’année prochaine. Ses remarques font écho à un avertissement similaire de Le Pen.
Collaboration avec la France
Huit pays européens, dont l’Allemagne, la Pologne, la Grèce, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Suède et la Norvège, discutent d’une coopération nucléaire avec la France dans le cadre d’une initiative poussée par le président français Emmanuel Macron. Cela inclut des exercices nucléaires conjoints, l’échange d’informations et, éventuellement, le déploiement temporaire de chasseurs nucléaires Rafale français dans les pays alliés.
Bien que Bardella n’ait pas d’objection à la dimension européenne des intérêts vitaux de la France, exiger que les alliés abandonnent le F-35 limiterait probablement l’enthousiasme pour l’initiative nucléaire française. Sept des huit pays qui discutent avec la France ont acquis les avions avancés de Lockheed Martin, bien que la Grèce utilise également des Rafales. La Suède a ses propres Gripen. D’autres clients européens pour le chasseur français sont la Croatie et la Serbie.
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