Principaux renseignements
- BP revient au Venezuela pour diriger le développement du gisement de gaz offshore de Loran.
- Le Qatar et les Émirats arabes unis rejoignent le projet en tant que partenaires à parts égales.
- L’assouplissement des sanctions américaines permet au capital étranger de revenir dans le secteur de l’énergie.
Suite à la destitution de Nicolás Maduro, le marché énergétique vénézuélien se libéralise rapidement, comme en témoigne l’octroi récent d’une licence à BP. Le géant britannique de l’énergie revient dans le pays pour diriger le développement du gisement de gaz offshore de Loran, en collaboration avec des entités financées par l’État du Qatar et des Émirats arabes unis.
Partenariats à Loran
Aux termes de l’accord conclu à Caracas, BP agira en tant qu’opérateur pour la deuxième phase du projet Loran, qui recèle plus de 83 200 tonnes métriques cubes de gaz vérifiés.
BP, la société qatarie UCC Oil and Gas Holding et la société d’Abu Dhabi XRG détiendront chacune une part égale dans cette coentreprise. Cet accord marque les premiers pas au Venezuela tant pour UCC que pour XRG, cette dernière ayant acquis sa participation auprès de la société publique PDVSA Gas.
Élargir l’empreinte énergétique
Le gisement de Loran-Manatee est une ressource partagée s’étendant de part et d’autre de la frontière maritime entre le Venezuela et Trinité-et-Tobago, totalisant environ 208 000 tonnes métriques cubes de gaz récupérable.
Alors que Shell gère la partie trinidadienne et la première phase de la partie vénézuélienne, BP a l’intention de mener de front les deux phases vénézuéliennes. Par ailleurs, BP a signé un protocole d’accord pour l’exploration du bloc Carúpano Est. Ces accords ont été officialisés lors d’un déplacement dans la capitale de Meg O’Neill, PDG de BP, et de David Campbell, vice-président pour l’Amérique latine.
Assouplissement des sanctions
Ce changement de politique d’investissement résulte de négociations avec les États-Unis. Après la destitution de Maduro, la dirigeante par intérim Delcy Rodríguez a réformé la législation énergétique à la demande de l’administration Trump afin d’attirer les capitaux étrangers vers les réserves pétrolières les plus importantes au monde.
En échange, les États-Unis ont assoupli les sanctions qui bloquaient auparavant les entreprises occidentales et ont annulé les licences de Chevron, Shell et BP.
Un retour sur le sol vénézuélien
Alors que des entreprises telles que Repsol, Eni et Shell avaient déjà fait leur retour sur le marché, le processus d’octroi des licences a été brièvement interrompu par des tremblements de terre dévastateurs fin juin.
La reprise de ces activités jeudi souligne l’orientation stratégique du gouvernement en faveur du gaz pour stimuler la croissance nationale. Pour BP, cela marque un retour sur un terrain qu’elle occupait auparavant avec le gisement de Cocuina, avant que les restrictions américaines ne l’obligent à se retirer.
(at)
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