Principaux renseignements
- Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, met en garde contre les conséquences catastrophiques qu’entraînerait une chute du gouvernement.
- La stabilité économique passe par des coupes budgétaires strictes et des mesures de relance de la croissance.
- Des négociations rationnelles, fondées sur des données, doivent primer sur les jeux politiques.
Georges-Louis Bouchez, le chef du MR, a averti que l’effondrement du gouvernement actuel serait catastrophique. À l’issue d’un entretien avec le Roi dans le cadre des consultations en cours déclenchées par la démission du Premier ministre Bart De Wever, Bouchez a réitéré les objectifs fondamentaux de son parti : stimuler la croissance économique et réduire les dépenses publiques. Il a tenu ces propos sur RTL Info après sa visite chez le roi.
Crise économique
Alors que d’autres personnalités politiques, telles que le chef du cd&v, Sammy Mahdi, ont accusé le MR et le Vooruit de se livrer à des jeux politiques et de manquer de responsabilité, Bouchez soutient que la véritable responsabilité réside dans l’établissement d’un budget viable.
Il affirme que la situation actuelle relève d’une crise économique plutôt que d’une crise politique, soulignant que les dépenses publiques augmentent à un rythme bien supérieur à celui de la croissance économique, en particulier dans le secteur des soins de santé.
Négociation
Bien que Bouchez se soit déclaré disposé à négocier et à faire certaines concessions, il a insisté sur le fait que tout accord devait rester rationnel et s’appuyer sur des données financières afin d’éviter un échec économique.
Il a fait référence à l’accord de gouvernement en vigueur, qui stipule qu’une partie des efforts nécessaires doit être financée par l’impôt, et a déclaré qu’il serait disposé à rencontrer les dirigeants des autres partis si on le lui demandait.
Position du MR
Concernant son rôle dans l’impasse politique actuelle, le président du MR a nié toute responsabilité personnelle, affirmant que toutes les parties concernées rencontraient des difficultés pour parvenir à un consensus.
Il a soutenu que, bien qu’il ait déjà fait de nombreux compromis et qu’il soit ouvert à de nouveaux ajustements, il n’accepterait pas de conditions qui mettraient en péril la stabilité économique du pays.
Prochaines étapes
Alors que le processus de consultation se poursuit, le roi Philippe doit rencontrer la présidente de la N-VA, Valérie Van Peel, puis le Premier ministre De Wever. Il est possible que le monarque rejette la démission du Premier ministre et lui ordonne de reprendre les négociations budgétaires. (fc)
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