Principaux renseignements
- Le constructeur aéronautique canadien Bombardier investit 270 millions de dollars (241 millions d’euros) pour développer ses activités aux États-Unis.
- Cette expansion permettra de créer 800 nouveaux emplois dans quatre États américains.
- Les pressions politiques ont sauvé l’entreprise d’une éventuelle interdiction d’accès au marché américain.
Après une période de tensions, le président américain Donald Trump a annoncé que le constructeur aéronautique canadien Bombardier allait investir 270 millions de dollars (241 millions d’euros) dans l’expansion de ses activités aux États-Unis. Cette annonce intervient peu après que le président a retiré ses avertissements antérieurs selon lesquels l’entreprise risquait d’être exclue du marché américain.
Pressions politiques
Ce différend était devenu un enjeu politique majeur au Kansas, notamment à Wichita, où Bombardier emploie 1 500 personnes. La menace d’exclusion a poussé des responsables locaux, tels que le sénateur républicain Roger Marshall, à faire pression sur la Maison Blanche. Lors d’une récente visite à Wichita, Trump a précisé qu’il n’avait pas l’intention de nuire à l’entreprise ni à son personnel. Il a ajouté qu’il veillerait à préserver les emplois des salariés, compte tenu de la présence de l’entreprise dans la région.
Projets d’expansion
Selon un communiqué de presse publié vendredi, l’entreprise prévoit d’embaucher 500 nouveaux collaborateurs à travers les États-Unis et de créer 300 emplois supplémentaires grâce à des initiatives de croissance. L’entreprise investira d’abord environ 270 millions de dollars (241 millions d’euros) dans les infrastructures. Le PDG de Bombardier, Eric Martel, a souligné que des discussions constructives avec le gouvernement américain avaient ouvert la voie à l’entreprise pour renforcer sa présence aux États-Unis et soutenir son personnel spécialisé. L’entreprise créera ces nouveaux postes dans quatre États : le Connecticut, l’Indiana, le Texas et le Kansas.
Soutien présidentiel
Sur Truth Social, le président a affirmé que cet investissement permettrait de créer des milliers d’emplois dans l’Indiana, au Texas et au Kansas. Trump a attribué ce succès aux efforts de Ken Paxton, procureur général du Texas, et du sénateur Marshall.
Historique des activités
Les liens de Bombardier avec les États-Unis remontent à 1990, date à laquelle l’entreprise a établi son siège américain au Kansas à la suite du rachat de Learjet. L’entreprise emploie actuellement 3 500 personnes aux États-Unis, dont plus de 40 pour cent travaillent à Wichita. Cette récente résolution fait suite à un conflit survenu en février, au cours duquel Trump avait menacé de révoquer la certification des avions Bombardier en raison d’un différend impliquant Gulfstream Aerospace. Ces menaces ont toutefois été écartées lorsque Transports Canada a accordé les autorisations nécessaires pour ces appareils.
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