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Nouvelle « percée » de Toyota : la batterie qui se recharge en 10 minutes avec une autonomie de 1.200 km pourrait être produite en masse

Nouvelle « percée » de Toyota : la batterie qui se recharge en 10 minutes avec une autonomie de 1.200 km pourrait être produite en masse
Le nouveau CEO de Toyota, Koji Sato, pose avec les nouveaux dirigeants de l’entreprise, notamment le directeur de la production Kazuaki Shingo, le directeur financier Yoichi Miyazaki, le directeur de la technologie Hiroki Nakajima et le directeur de la marque Simon Humphries. (Photo by Tomohiro Ohsumi/Getty Images)

Un tournant historique dans le monde des voitures électriques ? Ça y ressemble : Toyota dit être en mesure de fabriquer des batteries à semi-conducteurs de nouvelle génération – des batteries à état solide – au même rythme que les batteries existantes.

Les batteries à état solide, c’est quoi ? Ce sont des modèles qui utilisent un électrolyte solide au lieu d’un élément à l’état liquide, comme sur les batteries ions-lithium traditionnelles. Elles sont ainsi plus robustes et plus fiables, notamment avec un risque réduit de prendre feu – un vrai danger avec les modèles habituels. En outre, elles devraient aussi bénéficier d’une meilleure autonomie et d’un temps de charge plus court. Mais pour cela, il faut arriver à en produire en masse.

La production de masse

Dans l’actu : Toyota annonce une « percée ».

  • Le constructeur japonais annonce que sa percée lui permettrait de produire en masse des batteries à semi-conducteurs et de les mettre sur le marché d’ici 2027 ou 2028.
  • Ces batteries, selon Toyota, ont le potentiel de disposer d’une autonomie de 1.200 km, soit deux fois la moyenne des voitures électriques actuelles, le tout avec un temps de charge d’à peine 10 minutes, voire moins.

Autonomie et temps de recharge

Mais : Toyota va devoir éviter une série d’écueils.

  • Produire des batteries à état solide en grande quantité est coûteux et difficile.
  • Ces batteries sont par exemple extrêmement sensibles à l’humidité et à l’oxydation.
  • En outre, ces batteries font face à des problèmes de dendrites, ces filaments métalliques qui peuvent provoquer des courts-circuits.

Il faut comprendre que Toyota est déjà capable de produire ces batteries, mais le défi est de le faire rapidement, au même rythme que les batteries à lithium-ion, sans perte de qualité.

Une question de temps

Un long chemin parcouru : est-ce que cette fois, c’est la bonne ?

  • La technologie est très prometteuse, mais il faut éviter l’effet d’emballement. De « nouvelles percées » sont annoncées régulièrement.
  • Pas plus tard que la semaine dernière, Toyota indiquait établir un partenariat avec la société de raffinage de pétrole Idemitsu Kosan pour développer et produire en masse des batteries solides. Idemitsu Kosan est la deuxième plus grande raffinerie de pétrole du Japon. Elle a développé un nouvel électrolyte solide à base de sulfure.
  • Là aussi, la date de 2027-2028 était avancée. Ce qui veut dire que l’agenda n’a pas vraiment changé.
  • En août dernier, Mathias Miedreich, le CEO de l’entreprise belge Umicore, l’un des plus grands producteurs de matériaux pour batteries, assurait que les batteries solides seraient sur le marché entre 2025 et 2027. D’ici 2030, elles représenteraient même déjà 10% du marché, selon lui.
  • D’autres acteurs restent plus sceptiques. La société chinoise CATL, la plus grande entreprise de batteries au monde, travaille également sur des batteries à état solide. Mais elle pense qu’il faudra encore du temps avant que cette technologie ne soit commercialement viable. Entre-temps, l’entreprise développe d’autres technologies pour améliorer les batteries lithium-ion.
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