Audi prévoit de s’établir dans la Silicon Valley pour tester des voitures autonomes

L'Audi Elaine, un des modèles assemblés à Forest - Isopix
L’Audi Elaine, un des modèles assemblés à Forest – Isopix

Le constructeur automobile allemand Audi a ouvert un nouveau bureau dans la Silicon Valley. Ce faisant, la marque met en œuvre un changement majeur de stratégie.

Le nouveau bureau devrait ouvrir la voie aux voitures autonomes aux États-Unis. Il ne s’agit pas de voitures automotrices de niveau 3, bien qu’Audi ait déjà développé un système de ce type, mais de niveau 2 plus simple.

Silicon Valley

L’établissement Audi Automated Driving Development (A2D2) est situé à San Jose et comptera 60 employés. A2D2 doit être capable de réagir rapidement aux innovations dans le logiciel et de consulter étroitement les start-ups voisines pour les développements de la production.

Il s’agira donc de simples automoteurs de niveau 2 qu’Audi fabriquera à San José. Selon l’organisation américaine Society of Automible Engineers, les voitures de niveau 2 sont un type de véhicule dans lequel deux éléments du processus de conduite sont automatisés. Il y a toutefois toujours un conducteur humain présent.

Niveaux dans les voitures autonomes

Au total, il existe cinq niveaux d’automatisation dans les voitures autonomes. Le niveau 4 signifie que la voiture peut conduire de manière indépendante dans la plupart des circonstances sans intervention humaine. Un certain nombre de start-ups se concentrent sur ce point. Les plus connus sont probablement Argo AI, Aurora, Cruise et Waymo. Le niveau 5, le nec plus ultra de la voiture autonome, est actuellement encore considéré comme un rêve pour l’avenir. Tesla est actuellement au niveau 3.

Audi travaille depuis longtemps sur un système de niveau 3, le Traffic Jam Pilot. Il devait en fait être intégré dans l’Audi A8 de dernière génération, qui sort de la chaîne depuis 2017. Après de nombreux retards, Audi a annulé l’ensemble du programme en mai de cette année. Le Traffic Jam Pilot avait des capacités semblables aux Tesla et pouvait conduire aussi longtemps qu’un conducteur gardait un œil sur la route. Il n’a jamais été mis en œuvre commercialement.

Pas de cadre législatif

Le principal problème reste le cadre législatif. La conduite autonome n’est actuellement autorisée que sur les pistes d’essai et cela pourrait ne pas changer cette année. Il faut d’abord répondre à la question de savoir qui est responsable en cas d’accident: la voiture, ou le conducteur?

Audi vise maintenant un assistant de conduite qui peut être lancé immédiatement dans les nouvelles voitures existantes. Les systèmes avancés d’aide à la conduite (appelés les logiciels ADAS) sont principalement conçus pour les routes et le comportement de conduite des Américains.

En attendant, un certain nombre de voitures autonomes circulent dans la Silicon Valley. La législation y a également été adaptée, afin que les expériences puissent se poursuivre sans heurts. Audi devra également explorer l’environnement en premier lieu, afin de pouvoir transmettre ces données aux voitures d’essai. La production de systèmes réels est prévue pour 2023.

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