Arnaque sur Amazon: 10 sites qui produisaient des fausses notes ont été démantelés

ISOPIX

Le célèbre groupe de consommateurs britannique Which? vient de mettre le doigt sur dix sites qui créaient des fausses notes pour Amazon au Royaume-Uni. C’est en tout cas ce que rapportait la BBC ce mardi matin.

C’est comme une sensation de déjà vu, même si la nouvelle fait les gros-titres du quotidien britannique. Voilà plusieurs années qu’Amazon est envahi par les faux commentaires. Il y a quelques mois déjà, le Financial Times avait révélé, à la suite d’une enquête approfondie, que neuf des dix évaluateurs les plus réputés d’Amazon percevaient des sommes d’argent pour publier des faux commentaires sur la célèbre plateforme.

Mais le problème, c’est que c’est cette fraude s’inscrit aussi dans un champ de compétences bien plus larges. Les sites qui produisent des faux commentaires tournent aujourd’hui à plein régime. À tel point que ce mardi, 10 sites supplémentaires ont été démantelés par un groupe de consommateurs. Les ‘rédacteurs’ produisaient des fausses notes en contrepartie d’une petite (ou d’une grosse) rémunération et de produits gratuits fournis par les revendeurs. Le nombre de faux commentaires identifiés n’a pas été dévoilé.

Un système de fidélisation

Les sites identifiés opéraient avec des Loyalties Schemes. Cela signifie que les fournisseurs de produits pouvaient acquérir un commentaire à l’unité (pour 15 livres sterling) mais pouvaient aussi acheter un volume déterminé de faux commentaires selon la formule choisie.

La formule ‘d’entrée de gamme’ proposait un package de 620 livres sterling pour 50 fausses notes. La plus onéreuse, elle, offrait 1.000 faux commentaires pour la modique somme de 1.000 livres sterling. Se rajoutaient à cela les éventuels produits gratuits proposés par les différentes marques. 

Les rédacteurs de ces faux commentaires pouvaient même participer à des programmes de fidélisation et percevoir des produits plus haut de gamme. D’après les groupes de consommateurs, les sites identifiés fournissaient également plusieurs recommandations aux rédacteurs pour passer inaperçus sur la plateforme. Parmi ces conseils, les sites suggéraient de rédiger des commentaires d’une longueur de deux lignes au minimum avec un visuel. 

Le porte-parole d’Amazon, interrogé par la BBC, a pourtant affirmé qu’en temps normal, ‘toutes les fausses notes sont retirées et que les abus sont sanctionnés’. Force est de constater que le géant du web est victime de son succès, comme le démontre cette trouvaille du groupe de consommateurs.