Après le Danemark, la Suisse envisage l’abandon des restrictions, et d’autres pays comptent suivre

Malgré un taux de contamination au plus haut suite à la vague déclenchée par le variant Omicron, le Danemark s’en tient à son idée : depuis le début du mois, les mesures prises pour enrayer la propagation du virus ne sont plus en vigueur. Plus de port du masque, plus de distanciation sociale : la Première ministre danoise fait le pari de l’immunité collective et de la vaccination pour lancer le retour à la vie « d’avant ». Une décision impensable chez nous, mais qui fait des émules en Europe.

La Suisse pourrait bien suivre le même chemin que le royaume scandinave : Le Conseil fédéral du pays a mis deux versions d’une proposition sur la fin des restrictions en consultation pour assouplir les mesures anti-Covid. Il décidera en fonction de la situation épidémiologique, signale le quotidien suisse Le Nouvelliste. Dans chaque Canton helvétique, les citoyens pourront ainsi donner leur avis sur trois textes en tout.

Trois propositions présentées aux Helvètes

La première variante ne propose rien de moins que la fin de presque toutes les mesures anti-coronavirus en un coup, dès le 17 février prochain : plus de masque dans les commerces et l’espace public, plus de certificat Covid, plus de restrictions aux contacts sociaux.

Dans une seconde mouture proposée à la consultation, si la situation sanitaire est incertaine, le gouvernement lèverait les mesure en deux temps : dès le 17 février, le certificat ne devrait plus être présenté dans les restaurants ou les lieux culturels. Le port du masque et le certificat seront toujours d’application un temps pour les grandes manifestations extérieures. La dernière proposition du gouvernement suisse porte, elle, sur l’ouverture des frontières. Lors d’une entrée en Suisse, les personnes non vaccinées ou non guéries ne devraient plus présenter un test négatif. La récolte des données serait aussi abandonnée, mais le pass européen resterait en vigueur, à l’inverse du pass spécial suisse.

Ailleurs en Europe

La consultation auprès des cantons, des partenaires sociaux, du Parlement et des organisations doit durer jusqu’au 9 février. Le gouvernement prendra sa décision le 16 février. Et celle-ci sera fort observée à l’étranger car d’autres pays envisagent aussi de lâcher du lest ou l’ont déjà fait. Le Royaume-Uni a ainsi abandonné le port du masque dès le 19 janvier dernier, et le Premier ministre Boris Johnson envisage de ne pas renouveler la loi exceptionnelle sur l’isolement des personnes contaminées, qui arrive à échéance en mars prochain.

En France aussi, on relâche la pression : depuis mercredi, les masques de protection ne seront plus obligatoires à l’extérieur dans tout le pays, tandis que le travail à domicile n’est plus qu’une recommandation. Les stades, les lieux culturels et les lieux de spectacle en plein air ne sont plus limités à une certaine capacité, ont ajouté les autorités. Les boîtes de nuit devraient rouvrir le 16 février. Mais les citoyens français devront toujours présenter une preuve de vaccination ou de guérison pour entrer dans les bars, les restaurants, et pour utiliser les transports publics longue distance.

Ce jeudi, c’est la Suède qui a annoncé qu’elle comptait suivre l’exemple danois et relever toutes les restrictions. Les bars et les restaurants n’auront plus l’obligation de fermer à 23h00 et la jauge pour les rassemblements sera levée. En outre, les exigences liées aux certificats de vaccination pour les rassemblements publics seront supprimées et il ne sera plus recommandé de porter un masque dans les transports en commun en cas d’affluence. Cette décision sera d’application le 9 février.

En Autriche par contre, la vaccination obligatoire entre en vigueur relève Healthcare IT News, mais avec l’espoir, sans doute, de lever les restrictions à l’avenir.

Et en Belgique ?

Chez nous, le nombre de contaminations par jour reste particulièrement élevé, mais il se tasse depuis quelques jours. L’institut Sciensano estime que le pic Omicron a été atteint. Mais on craint un sursaut causé par BA.2, le sous-variant d’Omicron, déjà très actif au Danemark et qui représente 5% des contaminations chez nous.

Au niveau des mesures de restriction, tout dépend maintenant du baromètre institué par le gouvernement rappelle Le Soir. Pour passer à l’orange, il faut rester sous la barre des 500 lits de soins intensifs et sous les 150 admissions quotidiennes à l’hôpital. Le dernier décompte est de 364 entrées, donc si la baisse se maintient, il faudra encore quelques semaines pour voir le rouge s’atténuer. Si c’est le cas, le passage à l’orange impliquera notamment la réouverture du monde de la nuit et de tous les événements intérieurs dits « dynamiques », moyennant covid safe ticket. La fermeture de l’horeca à minuit saute également à l’orange, et certaines jauges sont relevées pour l’événementiel, le sport et la culture. Mais toutes ces mesures doivent être prises par une réunion du Codeco, de même, indépendamment de la couleur, que celles qui concernent le télétravail.

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