Apple Pay Later : il faudra montrer patte blanche pour profiter du service de paiement différé d’Apple

La firme de Cupertino n’accordera des prêts qu’à ceux qui ont été de bons clients par le passé. Apple étudiera l’historique d’achats de ses clients pour le vérifier.

Pourquoi est-ce important ?

Avec ce nouveau service, Apple confirme son souhait de conquérir le secteur financier. L’entreprise a entamé ce (énième) nouveau pari, il y a un moment déjà, avec son application Portefeuille qui permet d’enregistrer plusieurs cartes de banque et de crédit et de payer avec son iPhone, via Apple Pay. Elle est ensuite montée d’un cran en proposant sa propre carte de crédit, Apple Card. Son ambition est vue comme une grande opportunité de croissance pour l’entreprise.

Zoom arrière : Apple a dévoilé son service « Achetez maintenant, payez plus tard » l’année dernière. Si l’annonce remonte à loin, le service est toujours en phase de test, auprès d’employés de l’entreprise.

  • Il a récemment été déployé auprès davantage d’employés, signe que son développement suit son cours, rapporte Bloomberg.
  • Le service permet, comme son nom l’indique, d’effectuer des achats maintenant et de payer plus tard, en 4 versements au cours des 6 semaines suivantes.

Le détail : la firme de Cupertino acceptera de prêter aux clients qui présentent de bons antécédents en matière d’achats.

  • La possession de produits Apple, ainsi que l’utilisation de ses différents services de paiement – Apple Card et Apple Pay – seront également vérifiées et joueront dans la balance.
  • Le géant américain pourra aussi tirer parti de l’ensemble des données qu’il possède sur ses clients pour nourrir son évaluation, y compris leurs dépenses dans ses points de vente, leurs transactions au sein de l’App Store et de ses autres services, notamment les paiements peer-to-peer Apple Cash.
  • Grâce à toutes ces informations, Apple pourra déterminer s’il est bien raisonnable ou non de prêter une somme d’argent à tel ou tel client, mais aussi le montant qu’il pourra lui octroyer.
    • Lorsqu’il s’inscrit, l’utilisateur doit en renseigner un moment qu’il souhaite emprunter. C’est alors qu’Apple procède à une analyse de son dossier, sur base des données citées précédemment, et lui accepte ou non son prêt. Il se peut par ailleurs qu’Apple lui fasse une contre-proposition, avec un montant inférieur.

De plus : maintenant que davantage d’employés testent ce service, on connaît d’autres détails.

  • Les offres de prêt d’Apple expireront au bout de 30 jours.
  • Dans certains cas, une copie de la carte d’identité sera demandée, de même qu’un numéro de sécurité sociale ou encore d’activer la vérification en deux étapes sur son compte Apple.

Bonne nouvelle : le statut de prêt sur Apple Pay Later n’affectera pas l’accès aux autres services de l’entreprise.

Du retard et de l’indépendance 

Toujours en phase de test, Apple Pay Later a pris du retard. Le service devait en effet initialement être lancé l’année dernière. Mais le projet est conséquent, d’autant plus qu’Apple cherche à le développer de manière indépendante, en mettant en place une infrastructure interne propre, en ayant le moins recours possible à des partenaires bancaires, comme c’est le cas pour l’Apple Card, par exemple.

  • Ainsi, si c’est sa filiale Apple Financing LLC qui gère les demandes, les prêts et approbations de crédit, le service repose tout de même sur des institutions bancaires, notamment Goldman Sachs qui est la banque émettrice et MasterCard, le fournisseur de réseau de paiement.

Apple Pay Later devrait malgré tout être lancé dans les semaines à venir.

Toujours plus de services

Avec ce nouveau service, Apple réaffirme donc son ambition de conquérir le marché financier, tout en élargissant ses opportunités de croissance, à un moment où l’entreprise fait justement face à un ralentissement lié à un contexte macroéconomique particulier.

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