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À son tour, la Suède fait marche arrière vers une loi d’urgence

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Crise du coronavirus

06/04/2020 | Baptiste Lambert | 3 min de lecture

EPA-EFE/HNERIK MONTGOMERY SWEDEN OUT

À l’instar des Pays-Bas et du Royaume-Uni, la Suède devrait opérer un tournant dans sa lutte contre le coronavirus. La situation sanitaire se dégrade après avoir rejeté le confinement.

Face au coronavirus, la Suède avait choisi de ne pas confiner sa population. Seul un guide des bonnes pratiques avait été diffusé, le civisme de la population faisant le reste.

Les Suédois pouvaient continuer leurs activités en plein air, ils étaient uniquement invités à limiter leurs déplacements. Restaurants ouverts, écoles primaires qui continuent de tourner, l’interdiction portait tout au plus sur les rassemblements de plus de 50 personnes.

Alors qu’un tiers de la population mondiale est confinée, la Suède avait posé un choix fort, relayé partout dans la presse.

Mais la situation se détériore au niveau des chiffres. Dimanche, la Suède comptait 6.830 cas infectés pour 401 décès. Comme aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, le Premier ministre Stefan Löfven a changé de ton: ‘Nous allons compter les morts par milliers. Autant s’y préparer.’

Liberticide ?

C’est dans ce cadre que son gouvernement a mis sur la table une loi d’urgence pour augmenter ses prérogatives, et prendre des décisions dans un laps de temps plus court. Aujourd’hui, la fermeture des transports en commun, des gares, des restaurants ou des salles de sport est envisagée.

Mais cette loi d’urgence fait polémique. Car en Suède le pouvoir est très décentralisé. Pour certains, elle interfère avec ‘le modèle démocratique suédois’, rapporte Libération qui cite un éditorialiste du Dagens Nyheter. ‘Si on abandonne une partie de la démocratie maintenant, on ne sait jamais vraiment quand on la récupérera.’

La population se pose aussi des questions. Car le modèle des recommandations était accepté par la plupart des Suédois, démontrant une nouvelle fois au monde entier leur sens du civisme.

Mais le civisme a ses limites. Ainsi dans son rapport sur la géolocalisation, Google indiquait que la fréquentation dans les lieux de loisir et les lieux publics avait diminué de 24%. Contre 84% en Belgique par exemple, où le confinement a été adopté, et où l’épidémie est maintenant presque sous contrôle.

Source: BusinessAM


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