À Dallas, 25.000 Américains font la file pour… de la nourriture

Des files de plusieurs milliers de voitures se sont formées samedi matin à Dallas, lors d’une distribution de nourriture organisée par la North Texas Food Bank (NTFB). – Capture d’écran YouTube

Une banque alimentaire de l’État du Texas a organisé samedi dernier une distribution de nourriture à Dallas. Le moins que l’on puisse écrire, c’est que le succès a été au rendez-vous. Un signe clair que la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus aux États-Unis frappe durement les ménages les plus vulnérables.

Des files de plusieurs milliers de voitures se sont formées samedi matin à Dallas, lors d’une distribution de nourriture organisée par la North Texas Food Bank (NTFB). ‘C’est vraiment incroyable et je remercie Dieu d’avoir pu faire la queue ce matin’, a déclaré à CNN une automobiliste qui attendait son tour. Au total, ce sont plus de 270 tonnes de nourriture qui ont été distribuées à près de 25.000 personnes dans le besoin.

Le succès de cette distribution en dit long sur l’impact économique engendré par la crise du coronavirus et de nombreuses personnes doivent désormais s’en remettre aux banques alimentaires pour pouvoir se nourrir. ‘Quarante pourcents des personnes qui franchissent les portes de nos partenaires le font pour la première fois’, a notamment expliqué Anna Kurian, porte-parole de la North Texas Food Bank.

54 millions d’Américains

Selon Feeding America, le plus grand réseau de banques alimentaires des Etats-Unis, l’insécurité alimentaire menacerait désormais plus de 54 millions d’Américains. Mais comme l’épidémie de Covid-19 flambe à nouveau aux États-Unis – et que le Texas est loin d’être épargné, lui qui est devenu la semaine dernière le premier état américain à franchir la barre symbolique du million de cas – la situation ne devrait pas s’améliorer à court terme. Selon le site américain Axios, la plupart des comtés américains (58%) ont connu leur pic d’infections ce mois-ci, et 76% d’entre eux ont atteint ce pic à un moment donné durant l’automne.

Et le phénomène ne se limite évidemment pas aux États-Unis. En de nombreux endroits de la planète, la pauvreté gagne du terrain dans le sillage du coronavirus.

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