L’Irlande stimule la croissance économique européenne, tandis que la France et l’Italie restent à la traîne


Principaux renseignements

  • L’économie de la zone euro a progressé de 0,4 pour cent.
  • La forte hausse de 5,5 pour cent enregistrée par l’Irlande a fortement faussé les chiffres globaux de croissance de la zone euro.
  • Les performances nationales divergentes mettent en évidence un paysage fragmenté, marqué à la fois par la stabilité et la stagnation.

Les nouveaux chiffres d’Eurostat montrent que l’économie de la zone euro a enregistré au troisième trimestre des résultats supérieurs aux prévisions et a fait preuve de résilience, malgré les difficultés liées à la hausse des coûts de l’énergie et au conflit au Moyen-Orient.

Économie irlandaise

Ce bloc composé de 21 pays a enregistré une croissance du PIB de 0,4 pour cent. Ces chiffres ont toutefois été fortement influencés par la forte croissance de 5,5 pour cent de l’économie irlandaise. Sans l’Irlande, la croissance dans la zone euro n’aurait été que de 0,2 pour cent.

Points de vue mitigés des analystes

Certains analystes estiment que la région a réussi à surmonter les chocs directs de la crise au Moyen-Orient. Quelques-uns ont fait remarquer que, malgré la hausse des prix de l’énergie, l’économie restait résiliente, et ont attribué cette résilience à l’augmentation des investissements dans la technologie, les infrastructures et la défense.

D’autres, en revanche, ont mis en garde contre une tendance inquiétante vers la stagflation. Ils ont fait remarquer que, si la croissance est restée stable, les taux d’inflation ont quant à eux augmenté de manière inattendue. L’inflation a en effet atteint 3,8 pour cent en septembre, son plus haut niveau depuis trois ans, en raison de la hausse des coûts énergétiques liée aux tensions géopolitiques.

Hiver

Les perspectives pour l’hiver restent incertaines. Des experts avertissent que la hausse continue des prix du gaz et de l’énergie risque de constituer un obstacle supplémentaire à l’expansion économique à mesure que les températures baissent.

Disparités nationales en matière de croissance

Par ailleurs, les performances économiques varient considérablement d’un pays à l’autre. L’Allemagne, moteur économique de la région, a enregistré une croissance modeste mais supérieure aux prévisions, à 0,2 pour cent. L’Espagne a également affiché une certaine stabilité avec une hausse de 0,6 pour cent. En revanche, l’Italie a connu une croissance nulle, et l’économie française s’est contractée de 0,1 pour cent.

Crise française

Cette contraction en France a exacerbé les inquiétudes concernant sa dette publique et l’instabilité politique à l’approche de l’élection présidentielle du printemps prochain, d’autant plus que les coûts d’emprunt de l’État ont atteint leur plus haut niveau depuis deux décennies en raison de différends budgétaires.

La divergence suggère un paysage économique fragmenté où certains États membres prennent de l’élan tandis que d’autres stagnent.

(at)

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