La Belgique participe au programme européen de missile d’interception HYDEF, destiné à neutraliser les armes hypersoniques


Principaux renseignements

  • L’Europe a achevé la première phase du projet HYDEF de défense contre les missiles hypersoniques.
  • Quarante et une organisations issues de 16 pays, dont la Belgique, collaborent désormais à la mise au point d’un démonstrateur technologique d’ici 2030.
  • Cette initiative permet de réduire la dépendance vis-à-vis des équipements étrangers pour contrer les menaces avancées émanant de la Russie et de la Chine.

L’Europe a mené à bien la phase initiale du projet HYDEF, une initiative collaborative visant à créer un système de missiles capable de neutraliser les armes hypersoniques.

Cette première phase, qui s’est officiellement achevée lors d’une réunion le 22 octobre au Centre d’études de défense nationale de Madrid, s’est concentrée sur la définition de l’architecture de base de l’intercepteur et sur l’affinement des exigences du système. Les objectifs techniques ont été dépassés, tous les sous-systèmes intégrés ayant surpassé les objectifs de maturité initiaux du projet.

Élargissement du champ d’application de HYDEF2

Passant désormais à une deuxième phase baptisée HYDEF2, l’initiative a considérablement élargi son champ d’application, pour inclure désormais 41 organisations issues de 16 pays européens différents. Bien qu’aucun calendrier détaillé, budget ni date de déploiement n’aient encore été communiqués pour la phase suivante, les partenaires ont déjà établi un plan stratégique pour les avancées à court terme.

L’objectif ultime est de produire un démonstrateur technologique d’ici 2030, même si la mise en place d’un système pleinement opérationnel devrait prendre beaucoup plus de temps.

Lutte contre les menaces hypersoniques

Conçu pour faire face à des menaces à grande vitesse telles que les missiles de croisière hypersoniques, les missiles balistiques et les engins planants manœuvrables, HYDEF se distingue des systèmes de défense traditionnels. Comme il doit intercepter des cibles se déplaçant à des vitesses extrêmes dans l’atmosphère, l’intercepteur nécessite des mécanismes de pointe en matière d’aérodynamique, de propulsion et de guidage.

Ce projet vise à protéger l’Europe contre les menaces futures qui émergeront après 2035, tout en réduisant la dépendance du continent vis-à-vis des équipements de défense non européens.

Financement et direction stratégique

Ce projet est géré par l’OCCAR pour le compte de la Commission européenne et de plusieurs États membres. Le financement initial s’élevait à 110 millions d’euros, dont la grande majorité provenait du Fonds européen de défense, aux côtés de contributions de l’Espagne, de la Pologne, de l’Allemagne, de la Norvège et de la Belgique.

Sonaca

La direction est assurée conjointement par la société espagnole Sistemas de Misiles de España, chargée de la coordination, et la société allemande Diehl Defence, chargée de la supervision technique, la société belge Sonaca jouant également un rôle clé.

Parallèlement à l’initiative HYDIS distincte menée par MBDA, HYDEF représente une réponse stratégique européenne face aux progrès des technologies de missiles de la Chine et de la Russie. (fc)

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