L’emploi en Belgique stagne : l’industrie et le bâtiment perdent des milliers d’emplois


Principaux renseignements

  • Le secteur privé belge affiche une croissance annuelle de l’emploi stagnante.
  • Le secteur des services est le moteur de la création d’emplois, tandis que l’industrie manufacturière et la construction reculent.
  • Les performances varient d’une région à l’autre : la Flandre progresse tandis que la Wallonie recule.

Selon le dernier Baromètre de l’emploi publié par SD Worx, le secteur privé belge a connu une croissance saisonnière modérée au troisième trimestre 2026, avec la création d’environ 6 400 postes par rapport au trimestre précédent.

Croissance annuelle

Cette expansion est toutefois plus faible que la croissance observée au cours de la même période en 2024 et 2025. Sur une base annuelle, les niveaux d’emploi sont pratiquement stables, avec une légère baisse de 300 postes. Ce recul serait plus important – environ 3 500 postes – si l’on excluait la croissance enregistrée dans le secteur des soins de santé subventionnés.

Secteur des services

Le secteur des services reste le principal moteur de l’emploi, avec une augmentation de 12 500 emplois au cours de l’année écoulée. Des hausses significatives ont été observées dans les activités scientifiques, les services professionnels, ainsi que dans les secteurs du sport et de la culture.

Les soins de santé ont représenté un quart de la croissance annuelle dans les services. En revanche, le secteur du commerce de gros et de détail a connu des difficultés, avec une perte de 3 400 emplois au cours de l’année. Bien que le secteur de l’information et de la communication montre des signes de stabilisation après les pertes antérieures, il est trop tôt pour confirmer une reprise complète.

Recul de l’industrie et de la construction

À l’inverse, les secteurs de l’industrie et de la construction continuent de reculer. À eux deux, ils ont perdu environ 1 600 emplois rien qu’au troisième trimestre, effaçant ainsi la stabilité observée en début d’année. Sur une base annuelle, la baisse est plus marquée, avec un total de 13 000 emplois supprimés.

L’industrie manufacturière a été la plus durement touchée, avec une perte de 8 100 emplois, suivie par la construction et les secteurs de l’énergie et des mines. Les experts préviennent que ces chiffres pourraient s’aggraver dans les mois à venir, car les récents licenciements collectifs ne sont pas encore pris en compte dans les données.

Variations régionales et par type d’entreprise

Les tendances en matière d’emploi varient également selon la taille des entreprises et les régions. Les entreprises de taille moyenne (50 à 199 salariés) ont enregistré une hausse annuelle de 3 400 emplois, tandis que les grandes entreprises (200 salariés et plus) en ont perdu un nombre équivalent, principalement en raison de restructurations industrielles. Les petites entreprises sont restées stables.

Au niveau régional, c’est la Flandre qui a affiché la plus forte croissance, avec 7 000 emplois créés au cours du dernier trimestre. Alors que Bruxelles a également enregistré une légère hausse sur l’année, la Wallonie a connu une baisse, terminant la période avec environ 1 900 emplois de moins que l’année précédente.

(at)

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