Principaux renseignements
- S&P maintient la note de crédit AA- de la Belgique malgré des risques énergétiques élevés.
- Une dette publique colossale et un déficit représentant 5,3 pour cent du PIB font peser la menace de futures dégradations de la note.
- Les responsables gouvernementaux peinent à mettre en œuvre les 10 milliards d’euros de coupes budgétaires nécessaires.
S&P a maintenu la note de crédit de la Belgique à AA- avec une perspective stable, bien que l’agence ait averti que la hausse des coûts énergétiques pourrait entraîner une baisse de la note.
Préoccupations liées à la dette
L’agence de notation a exprimé ses inquiétudes concernant l’importante dette publique du pays et la difficulté de réduire les dépenses. Avec un déficit budgétaire représentant 5,3 pour cent de son PIB – le plus élevé de la zone euro -, la Belgique risque une dégradation de sa note si les déficits budgétaires s’aggravent ou si les crises énergétiques s’avèrent plus graves que prévu.
En revanche, une amélioration de la note est possible si le gouvernement parvient à réduire sa dette et à réaliser une baisse durable des déficits.
Réductions budgétaires
Actuellement, le gouvernement dirigé par Bart De Wever est engagé dans des négociations complexes visant à mettre en œuvre plus de 10 milliards d’euros de coupes budgétaires au cours des prochaines années.
Impasses politiques
Les discussions devraient reprendre après une impasse précédente causée par l’opposition des socialistes flamands à certaines mesures. Parmi les propositions contestées figuraient l’augmentation de la participation financière des patients pour les consultations chez le médecin généraliste, qui passerait de 4 à 10 euros, et la mise en place de mesures visant à réintégrer plus rapidement dans le monde du travail les salariés en arrêt maladie de longue durée, afin de réaliser une économie de 750 millions d’euros.
Réformes fiscales stratégiques
Certaines stratégies fiscales ont déjà été modifiées. Par exemple, le gouvernement a abandonné son projet de hausse générale de la TVA en raison d’une opposition politique. À la place, il négocie actuellement des hausses d’impôts ciblées sur certains services et biens, tels que les billets de concert, l’hébergement à l’hôtel et le bois de chauffage.
De plus, les responsables visent à générer 1 milliard d’euros auprès des contribuables à hauts revenus, une part importante de cette somme étant destinée à réformer la réglementation relative aux sociétés de gestion, souvent utilisées par les plus riches pour réduire leur charge fiscale.
(at)
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