Principaux renseignements
- La Turquie souhaite que les États-Unis lui remettent six avions de chasse F-35 déjà payés.
- Les systèmes de missiles russes S-400 restent le principal obstacle diplomatique.
- Les liens étroits qui unissent Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump permettent la levée de ces sanctions.
Le vice-ministre de la Défense, Alpaslan Kavaklioglu, a récemment indiqué qu’Ankara menait des négociations intensives avec Washington concernant la livraison de six avions de combat F-35. Ces appareils, pour lesquels la Turquie a déjà effectué le paiement, sont retenus par les États-Unis depuis 2019.
Cette rétention fait suite à l’exclusion de la Turquie du programme après son acquisition du système de missiles russe S-400. Kavaklioglu s’est dit confiant quant à une résolution imminente du conflit, soulignant que ces discussions constituaient une priorité.
L’impasse du S-400
Le différend concernant les S-400 reste le principal obstacle à la restitution des avions, qui sont actuellement entreposés dans une installation spécialisée afin d’éviter toute corrosion. Alors que la Turquie avait initialement prévu d’acquérir 100 appareils et a investi 1,4 milliard de dollars dans le projet, l’attention se concentre actuellement sur les six premiers exemplaires destinés à la formation des pilotes.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a laissé entendre que, bien qu’il y ait une volonté de restituer les avions, le système de défense russe reste une pierre d’achoppement.
Dynamique diplomatique
Au-delà des avions, la Turquie cherche à obtenir la levée des sanctions CAATSA. Kavaklioglu a laissé entendre que des progrès étaient réalisés grâce à des discussions mutuelles et s’est montré optimiste quant à une levée prochaine de ces restrictions.
Il a attribué cette dynamique positive à la solide relation entre le président Recep Tayyip Erdoğan et Donald Trump, soulignant que leurs excellentes relations constituaient un catalyseur important pour des avancées diplomatiques.
Rencontres à Washington
Lors d’une visite à un salon de la défense à Washington, le vice-ministre a rencontré des représentants du Pentagone et de diverses entreprises du secteur de la défense, décrivant l’atmosphère comme étonnamment accueillante. Il a fait remarquer que, bien que les relations bilatérales aient connu des crises intermittentes depuis l’adhésion de la Turquie à l’OTAN en 1952, l’état actuel de la coopération est exceptionnel.
Défense nationale
Par ailleurs, Kavaklioglu a souligné que les responsables américains ont manifesté une grande admiration pour les progrès rapides réalisés par le secteur de la défense nationale turc. Ce respect mutuel a donné lieu à des discussions concernant des investissements conjoints et des opportunités de coproduction qui pourraient profiter aux deux nations et à leurs alliés respectifs. Il a insisté sur le fait que les canaux de communication ouverts actuels sont essentiels pour résoudre les frictions militaires et politiques de longue date. (fc)
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