Principaux renseignements
- La Formule 1 revient en Afrique grâce à un partenariat de dix ans avec le Rwanda.
- Les organisations de défense des droits de l’homme avertissent que ce projet sert à masquer des violations des droits de l’homme sous le couvert du sport.
Après une interruption de plus de trois décennies, la Formule 1 s’apprête à faire son retour sur le continent africain grâce à un nouveau partenariat de dix ans avec le Rwanda. L’accord prévoit la création d’un circuit spécialisé à Bugesera, situé à environ 40 kilomètres au sud de Kigali. Bien qu’aucune date précise n’ait encore été fixée, le Grand Prix d’Afrique devrait voir le jour au début des années 2030.
Influence de Lewis Hamilton
Cette expansion concrétise un objectif de longue date pour ce sport, fortement influencé par le plaidoyer de Lewis Hamilton. Le septuple champion du monde a passé plusieurs années à faire pression sur les parties prenantes, s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles l’Afrique restait le seul continent habité à ne pas accueillir de course. Ce sera la première fois que la F1 se déroulera en Afrique depuis sa dernière épreuve sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud, en 1993.
Conception
Le nouveau site sera développé par WurzDesign, sous la direction de l’ancien pilote Alexander Wurz. Le calendrier du projet garantit que le circuit pourra être construit et obtenir la certification FIA de catégorie 1 requise, l’objectif étant d’intégrer le circuit à la topographie naturelle de la région.
FIRST LOOK! The plans for the purpose-built circuit in Bugesera, Rwanda 🇷🇼 Located 40 kilometres south of Kigali, the circuit will be designed to work in harmony with the natural landscape and use the area’s elevation changes to create a unique and challenging racing experience #F1
— Formula 1 (@F1) October 13, 2026
Bien que l’Afrique du Sud ait également été envisagée en raison de ses supporters passionnés, la F1 a finalement choisi le Rwanda en raison de son engagement à long terme.
Ambitions économiques et sociales
Soutenu par le Rwanda Development Board et le gouvernement national, le projet vise à transformer le site en un pôle polyvalent dédié au tourisme, aux conférences d’affaires et au divertissement afin de stimuler le progrès économique.
Le Rwanda a déjà fait ses preuves en tant qu’hôte de grands événements sportifs, tels que la Ligue africaine de basket-ball et diverses manifestations de la FIFA et de l’UCI. Le président Paul Kagame, qui a annoncé la candidature lors d’un gala de la FIA en 2024, estime que cette course inspirera la jeunesse africaine à se lancer dans des carrières d’ingénierie et de pilotage professionnel.
« Sportswashing »
Malgré l’enthousiasme suscité, cette initiative a fait l’objet d’un examen minutieux. Des organisations telles qu’Amnesty International ont accusé le gouvernement rwandais de « sportswashing », alléguant que l’État utilise les parrainages sportifs pour détourner l’attention d’un passé marqué par des violations des droits de l’homme, notamment la répression de la liberté d’expression et les détentions arbitraires.
« Partenariat stratégique »
Stefano Domenicali, PDG de la F1, a souligné que cet accord s’inscrit dans le cadre d’une relation stratégique et durable entre la série de courses et la nation rwandaise.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

