Principaux renseignements
- La Chine actualise sa stratégie d’emploi afin d’adapter la main-d’œuvre aux progrès de l’IA.
- Les initiatives gouvernementales visent à faire bénéficier 30 millions de personnes de programmes subventionnés de reconversion et de perfectionnement.
- Soixante-douze nouvelles catégories professionnelles permettront de combler le déficit de compétences émergent.
Afin d’adapter la main-d’œuvre à l’essor de l’intelligence artificielle, le gouvernement chinois a mis en place une stratégie globale en matière d’emploi. Annoncé lors d’une conférence de presse du Bureau d’information du Conseil d’État, ce plan met l’accent sur la mise à jour des compétences professionnelles pour les adapter à l’évolution du paysage technologique.
Cet effort s’inscrit dans le cadre d’une ambition plus large visant à maintenir la stabilité économique et à garantir que le marché du travail évolue au rythme des progrès de l’IA.
Tendances de l’emploi
Des données récentes indiquent un environnement de l’emploi stable, avec 10,52 millions d’emplois urbains créés au cours des trois premiers trimestres de l’année, ce qui représente près de 88 pour cent de l’objectif annuel.
Pour poursuivre sur cette lancée, les autorités mettent en place une aide ciblée à l’intention des jeunes diplômés et des jeunes, tout en améliorant les conditions et la qualité de vie des personnes exerçant des emplois flexibles ou non traditionnels.
Une stratégie à plusieurs volets pour le renforcement des compétences
L’approche à plusieurs volets du gouvernement comprend plusieurs domaines prioritaires. Au-delà de la promotion de métiers spécifiques à l’IA, l’État vise à intégrer les outils d’IA dans les professions existantes grâce à une reconversion et à un renforcement des compétences à grande échelle.
Parmi les autres axes prioritaires figurent l’amélioration de la transition des migrants ruraux s’installant en ville, le renforcement des ressources publiques d’aide à la recherche d’emploi et le renforcement de la synergie entre les agences de ressources humaines et les différents secteurs industriels.
Combler le déficit de compétences
Sur le plan économique, l’État s’efforce de trouver un équilibre entre innovation rapide et stabilité sociale. En identifiant 72 nouvelles catégories professionnelles, dont plus d’une vingtaine sont directement liées à l’IA, les autorités espèrent prévenir un déficit de compétences.
Selon les estimations du gouvernement, chacun de ces nouveaux métiers pourrait potentiellement employer entre 300 000 et 500 000 travailleurs au cours de sa phase de croissance initiale.
Planification à long terme
Cette stratégie s’inscrit dans le plan quinquennal 2026-2030, qui met l’accent sur l’alignement des programmes éducatifs sur les besoins des entreprises.
Elle est complétée par une vaste initiative de formation subventionnée pour la période 2025-2027, ciblant plus de 30 millions de participants dans divers domaines afin de garantir que la main-d’œuvre reste compétitive.
Sécurité sociale
En matière de sécurité sociale, le gouvernement a fait état d’une couverture significative à la fin du mois de septembre, l’assurance retraite de base s’étendant à 1,079 milliard de citoyens. Par ailleurs, l’assurance chômage et l’assurance contre les accidents du travail protègent respectivement 251 millions et 327 millions de personnes.
Si ces plans esquissent la vision d’une économie axée sur la technologie, le succès final de l’initiative dépendra de la mise en œuvre de ces subventions et de l’intégration effective des travailleurs dans ces nouveaux postes optimisés par l’IA.
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