Principaux renseignements
- Shell a revu à la hausse ses prévisions de production de gaz pour le troisième trimestre à la suite de l’acquisition d’ARC Resources.
- Les marges de raffinage ont bondi à 42 dollars le baril en raison des déficits d’approvisionnement mondiaux.
- Les conflits au Moyen-Orient ont perturbé les voies maritimes essentielles et fait grimper les prix de gros des carburants.
Shell a revu à la hausse ses prévisions pour le troisième trimestre, anticipant une augmentation de la production de gaz et une amélioration substantielle de la rentabilité du raffinage, alors que les hostilités en cours en Iran perturbent le marché mondial des carburants.
Acquisition d’ARC Resources
Pour la période allant de juillet à septembre, la société prévoit désormais que la production intégrée de gaz atteindra entre 740 000 et 780 000 barils équivalent pétrole par jour. Cela représente une augmentation notable par rapport à l’estimation précédente de 570 000 à 630 000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) et dépasse la production du deuxième trimestre, qui s’était élevée à 631 000 bep/j et avait été freinée par les tensions au Moyen-Orient affectant la production qatarienne.
Cette évolution positive est principalement attribuée à la finalisation, début septembre, de l’acquisition d’ARC Resources, une société énergétique canadienne.
Hausse des marges de raffinage
Par ailleurs, Shell prévoit que son secteur des produits chimiques et dérivés verra ses marges de raffinage grimper à 42 dollars par baril au troisième trimestre, soit une forte hausse par rapport aux 24 dollars par baril enregistrés au trimestre précédent.
Ces marges reflètent l’écart entre les dépenses nécessaires au traitement du pétrole brut et le prix final de marché des carburants ainsi obtenus.
Pressions sur l’offre mondiale
En raison d’une pénurie mondiale de raffineries en activité, Shell et ses concurrents du secteur ont optimisé le taux d’utilisation de leurs installations afin de maintenir l’approvisionnement en carburants essentiels, tels que le kérosène et le diesel.
Depuis le début du conflit fin février, les prix de gros ont augmenté en raison de l’interruption des livraisons de pétrole brut via le détroit d’Ormuz – un passage stratégique qui assurait auparavant environ 20 pour cent du trafic mondial de pétrole et de gaz.
(at)
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