Starbucks ferme des magasins en Amérique du Nord et crée des centaines d’emplois en Inde


Principaux renseignements

  • Le PDG Brian Niccol réduit les dépenses de 2 milliards de dollars (environ 1,7 milliard d’euros) grâce à des suppressions massives d’emplois dans les magasins et au siège.
  • Les activités nord-américaines font face à une réduction d’effectifs massive afin de financer un repositionnement stratégique plus large.
  • Le nouveau Centre de compétences mondial en Inde sera le moteur de la croissance technologique de l’entreprise à l’échelle mondiale.

Sous la direction du PDG Brian Niccol, Starbucks opère une réorientation stratégique majeure, avec d’importantes réductions de coûts en Amérique du Nord et des investissements stratégiques dans la technologie en Asie. L’entreprise mène actuellement un plan de restructuration qui prévoit la fermeture d’environ 250 cafés peu performants en Amérique du Nord. Cette nouvelle vague de fermetures devrait coûter environ 300 millions de dollars (environ 255,6 millions d’euros). Il s’agit de la deuxième mesure similaire depuis que Niccol a pris la direction de l’entreprise en septembre 2024.

Le coût de la restructuration

La stratégie globale ‘Back to Starbucks’, approuvée par le conseil d’administration, devrait coûter environ 1 milliard de dollars (environ 852 millions d’euros). La majeure partie de ces coûts concerne les activités en Amérique du Nord. Ils couvrent notamment la résiliation anticipée de contrats de location, la dépréciation des actifs des magasins et les indemnités de départ versées aux salariés concernés.

Pour limiter l’impact sur les travailleurs, Starbucks prévoit de transférer les baristas vers d’autres établissements ou de leur proposer des indemnités de départ.

Réduction des effectifs et objectifs d’efficacité

Starbucks a également fortement réduit ses effectifs au siège. Après avoir supprimé 2 000 postes et de nombreux postes vacants l’année dernière, l’entreprise a récemment supprimé 900 emplois supplémentaires au siège.

Plus de 200 salariés ont notamment été licenciés après avoir refusé de déménager vers le nouveau siège social de Nashville. Starbucks a également supprimé 300 postes après la fermeture de centres régionaux dans des villes comme Dallas, Atlanta, Burbank et Chicago.

Ces mesures s’inscrivent dans un objectif plus large visant à réaliser 2 milliards de dollars (environ 1,7 milliard d’euros) d’économies d’ici la fin de l’exercice 2028.

Réorientation du marché

Alors que Starbucks réduit sa présence sur son marché national, l’entreprise réoriente ses efforts vers l’expansion internationale. En juin, le nombre de magasins aux États-Unis avait déjà diminué d’environ 300 par rapport à l’année précédente.

Dans le même temps, Starbucks développe des formats de magasins plus petits pour le marché américain. L’objectif est d’adapter sa présence aux nouvelles habitudes des consommateurs et aux différents environnements commerciaux.

Expansion technologique en Inde

Parallèlement, le géant du café renforce ses capacités techniques mondiales avec la création de son premier Centre de compétences mondial (GCC) à Chennai, en Inde. En partenariat avec Guidance Tamil Nadu, ce nouveau pôle devrait employer environ 800 spécialistes techniques afin de développer des solutions commerciales à l’échelle mondiale.

Anand Varadarajan, directeur technique de Starbucks, a indiqué que les infrastructures solides et le vivier de talents qualifiés à Chennai figuraient parmi les principales raisons de cette implantation. Le GCC fonctionnera indépendamment du partenaire indien de Starbucks dans le commerce de détail, Tata Consumer Products.

Cette stratégie repose donc sur deux axes. Starbucks veut réduire ses frais généraux sur les marchés établis tout en investissant dans des pôles technologiques spécialisés. (zvm)

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