Belfius adapte sa stratégie en matière de dividendes et de capital en vue d’une privatisation partielle


Principaux renseignements

  • Belfius prépare une privatisation à hauteur de 20 pour cent, qui devrait rapporter 2 milliards d’euros à l’État belge.
  • L’augmentation des dividendes versés attirera de nouveaux investisseurs et renforcera la flexibilité opérationnelle.
  • Des ajustements stratégiques du capital abaissent l’objectif de ratio CET1 afin d’optimiser la stabilité financière.

En prévision d’une éventuelle privatisation à hauteur de 20 pour cent, Belfius adapte sa stratégie en matière de dividendes et son cadre de capital. L’État belge, qui détient actuellement la totalité du capital par l’intermédiaire de la Société fédérale de participation et d’investissement (SFPIM), envisage depuis longtemps une cession partielle.

Gouvernement fédéral

Cet objectif a connu un regain d’intérêt sous le gouvernement de Bart De Wever (N-VA), ce qui a abouti à un accord préliminaire visant à céder jusqu’à un cinquième des actions de la société, ce qui pourrait rapporter 2 milliards d’euros au Trésor fédéral.

Stratégie de dividende révisée

Afin d’accroître son attractivité auprès des futurs investisseurs et de renforcer sa flexibilité opérationnelle, l’établissement financier a collaboré avec son actionnaire unique pour affiner son approche fiscale.

L’un des principaux ajustements concerne l’augmentation du taux de distribution des dividendes, qui passera de 40 pour cent à 50 pour cent des bénéfices. Par ailleurs, la banque a l’intention de verser un dividende intermédiaire de 375 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2026, soit une augmentation de 125 millions d’euros par rapport à l’année précédente. Un dividende exceptionnel supplémentaire de 375 millions d’euros est prévu pour la SFPIM une fois que le processus de cession aura été officiellement ratifié.

Ajustements structurels du capital

Des changements financiers structurels sont également en cours, notamment une réduction du ratio CET1 cible – un indicateur essentiel de la stabilité des fonds propres – , qui passera d’une fourchette comprise entre 15 pour cent et 15,5 pour cent à une fourchette comprise entre 14,5 pour cent et 15 pour cent.

De plus, le groupe prévoit d’introduire 500 millions d’euros d’instruments de fonds propres de catégorie 1 supplémentaires (AT1). Ces changements stratégiques sont subordonnés à l’autorisation formelle et à la signature de l’accord d’ouverture de capital.

(at)

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