Principaux renseignements
- Le président américain Donald Trump a annoncé des sanctions sévères visant à mettre la machine de guerre russe en faillite.
- De nouveaux pouvoirs commerciaux permettent d’imposer des droits de douane de 100 pour cent aux principaux acheteurs d’énergie russe.
- Les démocrates craignent que ces sanctions ne nuisent à l’économie américaine.
Vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé une vaste série de sanctions visant à paralyser l’économie russe et à épuiser les réserves financières qui alimentent le conflit en Ukraine. Cette mesure législative, qui vise des hauts responsables et des secteurs économiques clés, a pour but d’exercer une pression maximale sur Moscou.
Un héritage législatif
Cette loi rend un dernier hommage au regretté sénateur Lindsey Graham, un allié du président qui avait travaillé sur ce projet de loi pendant plus d’un an avant de décéder subitement en juillet. Sa sœur, Darline Graham, qui a été désignée pour achever son mandat au Sénat jusqu’au début de l’année 2027, a déclaré que son frère était convaincu que l’étranglement économique était le moyen le plus efficace de contraindre Poutine à mettre fin à la guerre et d’inciter les partenaires internationaux à prendre leurs distances avec le Kremlin. Le sénateur Richard Blumenthal, coauteur de cette mesure, s’est rallié à cette position. Selon lui, la force est le seul langage que respecte le président russe Vladimir Poutine.
Restrictions pétrolières
Au-delà de cibler les banques et la « flotte fantôme » de pétroliers utilisés pour contourner les restrictions occidentales, la loi confère au président des pouvoirs commerciaux considérables. Plus précisément, elle autorise l’imposition de droits de douane pouvant atteindre 100 pour cent à l’encontre des cinq plus gros acheteurs de gaz et de pétrole russes, à condition que ces pays n’aient pas déployé d’efforts substantiels pour réduire leur dépendance à l’égard de l’énergie russe.
Inquiétudes des démocrates
Bien que le projet de loi ait été adopté avec un soutien massif des deux partis tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat, il a suscité des critiques de la part de certains démocrates. Bien qu’ils aient convenu de la nécessité d’imposer des sanctions sévères à la Russie, ils ont exprimé leurs inquiétudes quant aux pouvoirs étendus accordés au président en matière de droits d’importation. Hakeem Jeffries, chef de file de la minorité à la Chambre des représentants, a critiqué cette mesure. Il a fait valoir que le fait d’accorder des pouvoirs aussi étendus au pouvoir exécutif pour imposer des droits de douane risquait de nuire à l’économie américaine.
L’adoption
Le chemin vers la promulgation n’a pas été sans difficultés, la Maison Blanche ayant initialement exigé davantage de flexibilité concernant les sanctions. Le président a finalement approuvé le dispositif après l’ajout d’une clause autorisant son administration à prolonger les sanctions contre l’Iran de cinq années supplémentaires. (ev)
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