Les États-Unis et le Danemark finalisent un pacte de sécurité concernant le Groenland


Principaux renseignements

  • Les États-Unis se sont assurés une autorité permanente en matière de défense sur le Groenland afin d’empêcher toute présence militaire étrangère.
  • Le Danemark et le Groenland ont approuvé le pacte visant à stabiliser l’Atlantique Nord.
  • Le financement de l’Union européenne vise à contrebalancer la domination stratégique américaine dans l’Arctique.

Les États-Unis et le Danemark ont conclu un pacte de sécurité concernant le Groenland, qui confère à Washington un contrôle permanent sur la défense de la région. C’est ce qu’a annoncé le président américain Donald Trump sur Truth Social. Il a souligné que les États-Unis exerçaient désormais une surveillance permanente afin d’empêcher des pays hostiles d’établir des installations militaires sur l’île, d’y stationner des troupes ou d’y réaliser des investissements stratégiques sans l’autorisation expresse des États-Unis. Cette évolution fait suite à une période de tensions après le retour au pouvoir de Trump début 2025. Le président avait alors laissé entendre que les États-Unis pourraient s’emparer de la région afin de contrer l’influence russe ou chinoise.

Soutiens diplomatiques

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a qualifié cet accord de victoire pour toutes les parties concernées et a affirmé qu’il garantissait les droits territoriaux du Danemark ainsi que l’autonomie de la population groenlandaise. Elle a par ailleurs souligné que cet accord renforçait la stabilité des régions de l’Atlantique Nord et de l’Arctique et constituait un avantage stratégique pour l’Europe et l’OTAN. Le dirigeant groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a lui aussi exprimé son soutien à l’accord. Selon lui, celui-ci renforcerait la sécurité globale de l’île. La signature officielle est prévue lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies à New York.

Contrepoids financier

Parallèlement à ces changements diplomatiques, l’Union européenne s’efforce de conserver son influence dans la région arctique afin de contrebalancer les ambitions américaines. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est récemment rendue au Groenland et a promis un premier financement de 200 millions d’euros pour les deux prochaines années. De plus, l’UE a proposé un budget plus important, de 530 millions d’euros, pour la période 2028-2034, en invoquant la valeur géostratégique croissante de cette région.

La présence militaire américaine

Pendant la Guerre froide, les États-Unis disposaient d’une présence militaire considérable au Groenland, avec quelque 17 sites et plus de 10 000 militaires. Leur présence actuelle se limite toutefois à la base spatiale de Pituffik. Cette installation constitue l’avant-poste le plus septentrional du ministère américain de la Défense et se consacre à la surveillance spatiale ainsi qu’aux systèmes de défense antimissile et d’alerte. (ev)

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