Selon Elon Musk, l’IA pourrait doubler la croissance du PIB américain


Principaux renseignements

  • Elon Musk prévoit que l’IA pourrait doubler la croissance annuelle du PIB américain.
  • Les dépenses d’investissement massives subissent désormais la pression des coûts d’emprunt élevés.
  • La rentabilité dépendra de la capacité des revenus générés par l’IA à compenser les dépenses d’infrastructure colossales.

Elon Musk, fondateur des entreprises américaines SpaceX et Tesla, prévoit que l’intelligence artificielle (IA) pourrait considérablement stimuler l’économie américaine. La croissance annuelle du PIB pourrait ainsi passer l’année prochaine d’environ 2 pour cent à 4 pour cent, voire plus.

Des modèles d’investissement

Cependant, ces prévisions optimistes coïncident avec une période d’instabilité macroéconomique accrue pour les investissements dans l’IA. Une étude de Dolat Capital souligne que le cycle actuel diffère des précédents booms technologiques, car les principaux fournisseurs de services cloud sont passés de modèles allégés, axés sur les actionnaires, à une ère de dépenses d’investissement massives. Ces entreprises s’appuient désormais sur une combinaison de fonds propres, de prêts et de ressources internes pour financer leurs ambitions en matière d’IA.

La pression exercée par la politique monétaire

Le rapport suggère que cette phase d’investissement est confrontée à son premier défi majeur en raison de la politique monétaire agressive de la Réserve fédérale, qui a récemment relevé ses taux d’intérêt. Cette pression est encore accentuée par la hausse des taux obligataires, alimentée par un endettement public considérable, un changement de cap politique au Japon et une augmentation des dépenses nationales consacrées à la défense et aux infrastructures.

Génération de revenus

Une préoccupation majeure reste la capacité des entreprises d’IA à monétiser efficacement leur technologie. Avec l’évolution rapide des modèles et la baisse du coût des jetons, des doutes grandissants surgissent quant à la capacité des revenus à croître suffisamment vite pour compenser les immenses besoins en capitaux. Le risque principal ne réside pas dans un manque d’intérêt pour l’IA, mais plutôt dans la question de savoir si les retours sur ces investissements peuvent justifier les niveaux de dépenses actuels.

Signaux du marché

De plus, certains leaders du marché plaident en faveur d’une approche plus prudente dans le développement de modèles révolutionnaires. Cela pourrait retarder la rentabilité alors que les coûts d’infrastructure restent élevés. Par conséquent, les signaux de la Réserve fédérale, la durée du maintien des taux d’intérêt élevés et le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans influenceront probablement l’évolution du secteur de l’IA.

Perspectives

La nécessité de refinancer 8 000 milliards de dollars (6 900 milliards d’euros) d’obligations d’État américaines complique encore davantage le paysage financier. Les coûts de financement pourraient donc rester élevés. En fin de compte, l’avenir des actions mondiales et la dynamique de l’IA dépendront de la capacité des hyperscalers à générer des bénéfices et de l’orientation générale des rendements du marché. (ev)

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