Dmitri Medvedev menace de détruire la Lituanie en cas de déploiement éventuel d’armes nucléaires étrangères


Principaux renseignements

  • Dmitri Medvedev menace de rayer la Lituanie de la carte si le pays venait à héberger des armes nucléaires.
  • La Lituanie souhaite lever les interdictions constitutionnelles relatives aux armes de destruction massive étrangères.
  • Les pays de l’OTAN discutent du déploiement d’armes nucléaires américaines en Europe en cas de guerre ou de crise grave.

Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, a averti la Lituanie que le pays risquait d’être détruit si un conflit militaire éclatait au sujet du déploiement éventuel d’armes nucléaires dans ce pays balte.

Lors d’une visite dans le district fédéral du Nord-Ouest de la Russie, Medvedev a fait référence à l’article 5 de l’OTAN. Il a affirmé que son application entraînerait une catastrophe mondiale et a averti que la Lituanie disparaîtrait alors de la carte du monde.

Modifications constitutionnelles en Lituanie

Ces menaces font suite aux tentatives du législateur lituanien de lever l’interdiction constitutionnelle d’héberger des armes nucléaires. Le gouvernement lituanien procède actuellement à la révision de l’article 137 de la Constitution, qui interdit à l’heure actuelle la présence de bases militaires étrangères et d’armes de destruction massive sur le territoire national.

Récemment, la commission des affaires juridiques du Parlement lituanien s’est prononcée, par 7 voix contre 2, en faveur de la levée de l’interdiction nucléaire. Juozas Olekas, président du Parlement, a déclaré que la loi initiale avait été adoptée à une autre époque géopolitique et qu’elle n’était plus adaptée aux menaces actuelles en matière de sécurité.

La Lituanie examine son rôle dans la dissuasion nucléaire de l’OTAN

Parallèlement, la Lituanie étudie sa contribution potentielle aux stratégies de dissuasion nucléaire de l’OTAN. Le ministre de la Défense, Robertas Kaunas, a reconnu que le pays participait à des discussions concernant l’éventuel déploiement des moyens nucléaires américains dans un plus grand nombre d’États membres européens de l’OTAN.

Kaunas a toutefois précisé que ces discussions ne portaient pas sur le stationnement de telles armes en temps de paix. Il a souligné que de telles mesures ne seraient envisagées qu’en cas d’état de guerre ou de crise grave. (lv)

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