L’AIE prévoit une aggravation de la pénurie mondiale de pétrole en raison des troubles au Moyen-Orient


Principaux renseignements

  • Les conflits au Moyen-Orient entraînent une pénurie mondiale croissante de pétrole.
  • Les prix des carburants raffinés atteignent des niveaux records à mesure que l’incertitude dans le secteur maritime s’accentue.
  • Des avancées diplomatiques sont essentielles pour éviter une nouvelle volatilité des marchés.

Selon un rapport récent de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la pénurie mondiale de réserves de pétrole devrait encore s’aggraver d’ici 2026. Cette évolution est principalement attribuée à l’absence de solution aux conflits au Moyen-Orient. En conséquence, le retour à des volumes d’exportation normaux depuis la région du Golfe se fait attendre et les coûts des carburants ne cessent d’augmenter.

Agitation sur les voies maritimes

L’agitation croissante sur les voies maritimes du Moyen-Orient, due notamment aux attaques contre des pétroliers, exerce une pression supplémentaire sur le marché pétrolier. La principale préoccupation réside toutefois dans la hausse sans précédent des prix des carburants raffinés, en particulier du diesel, qui ont atteint des niveaux records.

Prévisions d’approvisionnement révisées

L’AIE a révisé ses prévisions pour 2026 et table désormais sur une contraction de l’offre de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6 pour cent, contre une estimation antérieure faisant état d’une baisse de 4 pour cent.

Pour compenser ces pénuries, les réserves mondiales s’épuisent à un rythme alarmant, avec une baisse de 3,1 millions de barils par jour rien qu’au mois d’août.

Nécessité de solutions diplomatiques

L’agence a souligné que, si les stocks ont par le passé permis de stabiliser le marché, ces réserves s’amenuisent désormais.

Les capacités de raffinage fonctionnant à plein régime, l’AIE a insisté sur le fait que des avancées diplomatiques tant au Moyen-Orient que dans le cadre de la guerre prolongée entre la Russie et l’Ukraine sont essentielles pour éviter une nouvelle volatilité du marché.

Baisse de la consommation mondiale

Dans le même temps, la consommation mondiale recule plus fortement que prévu, en partie en raison des coûts exorbitants du carburant. L’AIE prévoit désormais que la demande de pétrole diminuera de 2,5 millions de barils par jour cette année, soit une baisse plus importante que les 1,6 million de barils par jour initialement prévus. (lv)

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