Le Parti populaire européen souhaite revoir ses relations économiques avec la Chine


Principaux renseignements

  • Le Parti populaire européen (PPE) plaide en faveur d’une réorientation stratégique des relations économiques avec la Chine.
  • Les nouveaux piliers de cette politique accordent la priorité à la réforme de l’OMC, à la protection de la propriété intellectuelle et à la stabilisation des échanges commerciaux.
  • La diversification des chaînes d’approvisionnement et la croissance industrielle interne permettront de réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations chinoises.

Le Parti populaire européen (PPE), le groupe politique le plus influent au sein de l’Union européenne, plaide en faveur d’un réajustement stratégique de ses relations avec la Chine. Plutôt que de viser une rupture totale ou de s’engager dans un conflit direct, le groupe propose une réévaluation des liens économiques. C’est ce que rapporte Euronews.

Étant donné que le PPE dispose d’un pouvoir considérable, avec le plus grand nombre de députés au Parlement européen et une majorité de sièges au sein de la Commission européenne, sa position a beaucoup de poids.

L’Europe envisage des mesures plus strictes à l’encontre de la Chine

Les préoccupations actuelles à Bruxelles portent principalement sur les graves déséquilibres commerciaux. Les responsables estiment que les subventions d’État massives accordées par Pékin et la surcapacité industrielle ont créé un environnement déloyal qui porte préjudice aux entreprises européennes.

Pour y remédier, la Commission européenne a indiqué que des mesures plus énergiques pourraient être prises si la Chine ne faisait pas de concessions d’ici octobre.

Un nouveau cadre politique

En réponse à cela, les membres du PPE au sein de la commission du commerce international rédigent actuellement un document d’orientation qui devrait être finalisé mi-octobre, après le sommet du Conseil européen.

Cette proposition s’articule autour de quatre piliers principaux : la réforme de l’OMC, la protection de la propriété intellectuelle, la réglementation des exportations et la stabilisation des investissements et du commerce.

Équilibre entre dialogue et défense

La stratégie proposée par le PPE repose sur une double approche : maintenir une communication ouverte avec la Chine tout en mettant en œuvre des mesures commerciales plus strictes afin de protéger les marchés européens.

Ces mesures sont toutefois conçues comme des mesures temporaires et mesurées, destinées à servir d’outil de négociation et non à marquer un glissement vers un protectionnisme permanent.

Diversification

Afin de réduire davantage l’influence économique de la Chine, le groupe politique propose de diversifier les chaînes d’approvisionnement et de réduire la dépendance vis-à-vis des matières premières essentielles. Cela impliquerait notamment d’étendre les accords de libre-échange avec des pays tels que l’Australie, l’Inde, l’Indonésie et le bloc du Mercosur.

Par ailleurs, le PPE recommande de renforcer les contrôles douaniers et de réglementer les plateformes de commerce électronique afin d’empêcher l’importation de marchandises illégales.

L’UE souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis des importations chinoises

Enfin, le groupe politique identifie plusieurs secteurs clés, notamment la biotechnologie, l’industrie pharmaceutique, les semi-conducteurs et l’aéronautique, comme des domaines prioritaires pour le développement interne. L’UE doit ainsi réduire sa dépendance vis-à-vis des importations chinoises. (lv)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus