Principaux renseignements
- Les partis au pouvoir en Belgique sont en désaccord sur l’évacuation des étudiants gazaouis bénéficiaires d’une bourse.
- La Belgique prévoit de céder des parts de Belfius à des investisseurs institutionnels pour 2 milliards d’euros.
- L’augmentation des exigences budgétaires de l’UE menace la Belgique d’une hausse de 3,4 milliards d’euros.
Le « kern », le cercle restreint du gouvernement fédéral belge, doit se réunir ce vendredi matin. Le Premier ministre Bart De Wever et ses vice-premiers ministres doivent faire face à un ordre du jour chargé pour cette première session d’après-été, axée sur plusieurs enjeux majeurs.
Étudiants de Gaza
L’un des principaux points de discorde concerne la réinstallation des boursiers et étudiants de Gaza qui ont obtenu des bourses universitaires belges. Ces personnes ne peuvent actuellement ni quitter le territoire ni demander de visa auprès du consulat de Jérusalem.
La coalition au pouvoir est divisée sur la question : Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, a proposé un plan technique pour évacuer ces étudiants, une initiative qui nécessiterait la coopération israélienne.
Débat plus large sur l’évacuation
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à évacuer des patients et des ressortissants belges. À l’inverse, la ministre de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, et les membres du parti MR s’opposent à cette mesure, craignant qu’elle ne déclenche une vague de demandes de regroupement familial.
Belfius
La réunion abordera également la privatisation partielle de Belfius, gérée par le SFPIM. Plutôt que de procéder à une offre publique de vente, l’État a l’intention de céder des participations à des investisseurs institutionnels, des sociétés telles que Worxinvest et CVC étant citées comme acheteurs potentiels.
Alors que le gouvernement espère tirer environ 2 milliards d’euros de cette vente, une proposition du MR visant à fusionner Belfius avec la compagnie d’assurance Ethias reste un sujet de débat.
Pressions budgétaires au sein de l’UE
Enfin, le Conseil pourrait débattre du budget de l’Union européenne. La Commission européenne a proposé une augmentation de 60 pour cent par rapport au budget précédent, ce qui ferait grimper la contribution annuelle de la Belgique de 3,4 milliards d’euros. Bien que le Premier ministre considère cette charge financière comme insoutenable, le gouvernement belge n’a pas encore officialisé sa position. (fc)
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