Principaux renseignements
- Au cours du premier semestre de cette année, le nombre de demandes d’asile en Europe a baissé de 17 pour cent, atteignant son niveau le plus bas depuis 2021.
- L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la France accueillent 75 pour cent de l’ensemble des demandes d’asile.
- Le nombre de dossiers en attente a diminué de 8 pour cent grâce à la mise en place de nouvelles politiques de traitement harmonisées.
Dans l’ensemble de l’Union européenne, ainsi qu’en Norvège et en Suisse, les demandes d’asile ont baissé de 17 pour cent au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre un total de 332 000. Il s’agit du volume le plus faible enregistré pour un premier semestre depuis 2021. Sur ce total, la Belgique a représenté 3,7 pour cent, avec 12 285 demandes reçues.
Évolution démographique
L’Agence européenne pour l’asile attribue cette évolution des chiffres à la modification des tendances migratoires. Alors que les demandes émanant de ressortissants syriens et vénézuéliens ont considérablement diminué, on observe une augmentation du nombre de demandeurs en provenance d’Haïti, du Bangladesh et du Soudan. Actuellement, les Afghans constituent le groupe le plus important, avec 39 000 demandes déposées.
Les demandes d’asile se concentrent principalement dans quatre pays
Sur le plan géographique, les demandeurs d’asile se concentrent dans quelques destinations principales. Environ 75 pour cent de l’ensemble des demandes – soit environ 244 000 – ont été déposées en Allemagne, en Espagne, en Italie et en France. La Grèce suit avec 7 pour cent du total, tandis que la Belgique occupe la sixième place au classement général.
Toutefois, si l’on considère les chiffres par habitant, la Grèce et Chypre arrivent en tête des statistiques, la Belgique se classant septième, avec 1 028 demandes pour un million d’habitants.
Décisions en attente
En ce qui concerne les résultats, le taux d’acceptation dans les 29 pays est resté faible, à 31 pour cent, un niveau comparable à celui de 2021. Parallèlement, le nombre de décisions en attente a diminué de 8 pour cent par rapport à l’année précédente, avec 770 000 dossiers en attente d’une décision.
L’impact de la nouvelle politique
Ces tendances coïncident avec la mise en œuvre, en juin, du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile. L’un des éléments clés de cet accord est la création d’une liste standardisée de « pays d’origine sûrs », qui permet un traitement accéléré de certaines demandes.
Plus de la moitié de toutes les demandes actuelles proviennent de ces pays désignés comme sûrs, d’États candidats à l’adhésion ou de pays dont les taux d’acceptation étaient auparavant inférieurs à 20 pour cent.
(at)
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