Principaux renseignements
- Le président Donald Trump prévoit que le conflit avec l’Iran prendra fin après les élections de mi-mandat de novembre.
- Ces hostilités mettent en péril les marchés mondiaux de l’énergie et la sécurité régionale.
- Des hauts responsables préviennent que la guerre pourrait perdurer jusqu’en 2029 malgré l’optimisme du président.
Le président Donald Trump a laissé entendre que le conflit en cours avec l’Iran prendrait fin après les élections de mi-mandat américaines de novembre. Il affirme que Téhéran tente d’influencer le résultat de ces élections, qui détermineront si les républicains conserveront leur emprise sur le Congrès, et estime que le gouvernement iranien est trop désespéré pour poursuivre le combat au-delà de cette date.
Guerre jusqu’en 2029
Cette vision optimiste contraste toutefois fortement avec les avertissements lancés en privé par de hauts responsables, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio et le vice-président JD Vance. Ceux-ci ont laissé entendre que la guerre pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mandat de Trump, début 2029.
Escalade des affrontements navals
Les tensions militaires se sont récemment intensifiées, les deux nations s’étant livrées à leurs affrontements navals les plus importants depuis le début de la guerre il y a six mois. L’Iran a déclaré avoir frappé dix navires près du détroit d’Ormuz en représailles au naufrage par les États-Unis de cinq de ses pétroliers.
Pickaxe Mountain
Dans ce contexte instable, Trump a menacé de prendre pour cible Pickaxe Mountain, un site sécurisé doté de tunnels souterrains situé près de l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, mettant en garde l’Iran contre toute action provocatrice. Les frappes initiales menées par les États-Unis et Israël en février étaient motivées par des craintes concernant les ambitions nucléaires de l’Iran, bien que Téhéran affirme que son programme n’est pas à des fins militaires.
Marchés de l’énergie
L’instabilité géopolitique a gravement affecté les marchés énergétiques mondiaux, faisant grimper les cours du Brent au-delà de 100 dollars le baril. Alors que Washington avait précédemment fait état de certains progrès dans la sécurisation du transit pétrolier via le détroit d’Ormuz, les récents combats ont réduit à néant ces avancées ; les données de suivi des navires montrent une forte baisse du trafic maritime.
La hausse des coûts du carburant et la prolongation du conflit ont contribué à une chute significative de la cote de popularité du président.
L’extension du conflit régional
Dans le même temps, un deuxième front s’est intensifié, les rebelles houthis soutenus par l’Iran multipliant leurs attaques contre l’Arabie saoudite. Lors de l’une des escalades les plus importantes depuis février, les Houthis ont pris pour cible des installations pétrolières et une base aérienne à Khamis Mushait, faisant des dizaines de blessés dans quatre villes du sud du pays.
Les unités de la défense civile saoudienne sont en état d’alerte maximale et ont émis de multiples alertes d’urgence dans la région, alors que le conflit menace la stabilité du premier exportateur mondial de pétrole.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

