La Corée du Nord met en service le destroyer « Kang Kon », capable de transporter des armes nucléaires


Principaux renseignements

  • La Corée du Nord a mis en service le destroyer « Kang Kon » après avoir remédié à un échec catastrophique lors de son lancement.
  • Ce navire intègre des missiles de croisière à capacité nucléaire dans la stratégie de riposte maritime de Pyongyang.
  • Kim Jong-un cherche à mettre fin à la stagnation de sa marine en construisant rapidement des navires de guerre plus grands et des sous-marins nucléaires.

La Corée du Nord a officiellement intégré le Kang Kon à sa flotte navale, marquant ainsi le retour en force d’un navire qui avait auparavant subi un lancement désastreux.

En mai 2025, une défaillance mécanique avait provoqué la mise à l’eau prématurée du navire, entraînant un chavirement partiel et des dommages structurels qui avaient suscité la colère de Kim Jong-un. Après d’importantes réparations et des essais en mer, notamment les essais de missiles de croisière à capacité nucléaire menés en juillet, le destroyer a enfin été mis en service.

Classe Choe Hyon

Deuxième navire de la classe Choe Hyon, le Kang Kon figure parmi les plus grands navires de guerre jamais construits par le pays, avec un déplacement d’environ 5 000 tonnes.

Bien que les données techniques spécifiques restent classifiées, les médias d’État indiquent qu’il présente les mêmes capacités que son navire jumeau, avec 88 cellules de lancement vertical pour des missiles aériens et de surface, ainsi que la capacité de transporter des armes nucléaires. Kim Jong Un a intégré ce navire dans la stratégie de riposte nucléaire de Pyongyang, affirmant qu’il est capable de mener des frappes de représailles dévastatrices.

Modernisation de la marine

Ce déploiement marque un pivot stratégique vers la modernisation maritime après des années consacrées principalement aux missiles balistiques. Kim a reconnu que la marine avait auparavant souffert d’un manque de matériel adéquat, mais a affirmé que ces nouveaux destroyers mettaient fin à des décennies de stagnation.

Pour soutenir cette expansion, le régime construit de nouvelles bases navales le long de la côte est et a ordonné aux chantiers navals de produire deux nouveaux navires de surface par an, y compris des croiseurs deux fois plus grands que les destroyers actuels.

Tensions régionales

La cérémonie de mise en service, à laquelle a assisté la fille de Kim et présumée successeure, Kim Ju-ae, s’est déroulée juste avant le début de « Freedom Edge », un exercice militaire conjoint entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud.

Alors que les alliés décrivent ces manœuvres comme des mesures défensives contre les menaces nord-coréennes, Pyongyang les considère comme des démonstrations de force provocatrices.

Ambitions futures

Pour l’avenir, Kim a laissé entendre qu’un autre événement naval majeur était prévu d’ici huit mois. Selon les analystes, il pourrait s’agir du dévoilement d’un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, d’une taille similaire à ceux utilisés par les États-Unis, que Kim avait été vu en train d’inspecter à la fin de l’année dernière.

En transformant sa marine en une force dotée de l’arme nucléaire, la Corée du Nord vise à contrer la supériorité technologique de ses adversaires régionaux et à consolider son statut de puissance nucléaire irréversible. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus