Principaux renseignements
- Des aviateurs turcs entament une formation spécialisée sur l’Eurofighter Typhoon au Royaume-Uni.
- Ankara diversifie sa flotte afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des équipements militaires américains.
- Les avions de combat européens comblent le vide jusqu’à l’arrivée du chasseur national Kaan.
À compter du 7 septembre, un contingent de pilotes de l’armée de l’air turque se rendra au Royaume-Uni pour entamer un programme de formation spécialisé sur l’Eurofighter Typhoon.
Formation de 8 mois
Selon le contre-amiral Zeki Aktürk, porte-parole du ministère turc de la Défense, le programme initial comprend un stage opérationnel de huit mois, complété par une période de trois mois de formation à la certification d’instructeur. Le ministère a indiqué que d’autres effectifs seraient déployés au Royaume-Uni par vagues successives.
Approvisionnement et formation
Aux termes d’un contrat d’acquisition de 11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros), la Royal Air Force assurera la formation de 100 techniciens et de 10 pilotes. Cet accord prévoit la construction de 20 nouveaux appareils de la tranche 4 sur le site de BAE Systems à Warton.
Par ailleurs, la Turquie a envisagé l’acquisition d’avions d’occasion auprès du Qatar et d’Oman, bien que ces négociations restent précaires en raison de l’instabilité régionale récente et des actions militaires iraniennes.
Première
Cette transition marque un tournant historique pour Ankara, qui intègre ses premiers avions de combat de fabrication européenne après s’être appuyée exclusivement sur des avions de chasse américains pendant plusieurs décennies. Cette initiative constitue en partie une solution stratégique pour maintenir la supériorité aérienne jusqu’à ce que le chasseur national Kaan soit disponible dans les années 2030.
Incertitude concernant le F-35
De plus, ce recentrage sur le matériel européen découle d’une volonté de réduire la dépendance vis-à-vis des fournitures militaires américaines. Cette diversification fait suite à l’exclusion de la Turquie du programme F-35 et à l’imposition de sanctions américaines résultant de l’acquisition de technologies de défense russes.
Malgré ces tensions, les responsables turcs restent optimistes quant à un éventuel retour au programme F-35 grâce à de futures négociations diplomatiques avec l’administration Trump. (fc)
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