Les cours du pétrole s’apprêtent à enregistrer leur plus forte hausse hebdomadaire depuis juillet en raison de l’intensification des tensions


Principaux renseignements

  • L’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran fait grimper les cours du pétrole, qui enregistrent leur plus forte hausse hebdomadaire depuis juillet.
  • Les tensions géopolitiques et les grèves dans les raffineries alimentent une volatilité extrême des marchés et des coûts record du diesel.
  • L’augmentation de la production irakienne contribue à stabiliser une chaîne d’approvisionnement mondiale fragile.

Le pétrole brut s’apprête à enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis la mi-juillet, sous l’effet de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran qui ont fait craindre des instabilités régionales au niveau de l’approvisionnement.

Bien que les prix restent pour l’instant relativement stables – à 10 h 05, le Brent s’échangeait à 95,15 dollars le baril et le WTI à 90,85 dollars le baril – , la tendance hebdomadaire fait apparaître une forte hausse, avec une progression de 7,6 pour cent pour le Brent et de 10,4 pour cent pour le WTI.

Les tensions géopolitiques alimentent la volatilité

La volatilité des marchés a été alimentée par des affrontements violents entre les États-Unis et l’Iran, les plus graves depuis juillet, ainsi que par des frappes ukrainiennes visant des raffineries russes. Ces tensions géopolitiques ont propulsé le prix du diesel américain à des sommets sans précédent.

Venant aggraver la tension, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a averti que son pays pourrait prendre pour cible les infrastructures énergétiques et militaires iraniennes. Par ailleurs, le vice-président américain JD Vance a indiqué que les discussions diplomatiques avec Téhéran étaient suspendues jusqu’à ce que cessent les attaques contre les navires marchands dans le détroit d’Ormuz.

Approvisionnement fragile

Pour compliquer encore la situation, l’Iran a renforcé les restrictions dans le détroit d’Ormuz, menaçant de saisir ou d’infliger des amendes aux navires qui ne se conforment pas à sa réglementation, bien que les navires irakiens aient généralement été autorisés à passer.

Augmentation de la production

L’Irak a considérablement augmenté sa production de pétrole, les exportations du mois d’août passant à environ 2,34 millions de barils par jour, contre 1,35 million en juillet. Cette tendance à la hausse des exportations irakiennes devrait se poursuivre en septembre, stimulée par des prix attractifs et l’autorisation iranienne accordée aux pétroliers.

(at)

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