Principaux renseignements
- Les propriétaires de batteries domestiques ont tout intérêt à vérifier l’enregistrement de leur installation afin d’éviter des frais futurs.
- Les unités « plug-and-play » non enregistrées achetées sur des boutiques en ligne étrangères entraînent des responsabilités financières cachées.
- Un enregistrement en bonne et due forme garantit que ce sont les fabricants qui prennent en charge les frais de recyclage, et non le consommateur.
Les propriétaires de batteries domestiques sont instamment invités à vérifier le statut d’enregistrement de leur système de stockage d’énergie afin d’éviter des frais imprévus à l’avenir. C’est ce qu’indique Bebat, l’organisme belge chargé de la collecte des piles et batteries. Bien que l’obligation d’enregistrement incombe au fabricant ou au vendeur, l’absence d’enregistrement peut entraîner des frais considérables pour le consommateur lorsque le système devra finalement être mis au rebut.
Plug-and-play
En Flandre, l’adoption des systèmes de stockage d’énergie est en hausse, avec plus de 185 000 batteries domestiques traditionnelles et plus de 10 000 modèles « plug-and-play » enregistrés auprès de Fluvius.
Alors que les systèmes standard sont généralement pris en charge par des installateurs professionnels, les versions « plug-and-play » plus compactes sont souvent achetées directement sur des boutiques en ligne, ce qui augmente le risque de non-conformité aux réglementations locales.
Danger des boutiques en ligne étrangères
Martine Vanheers, de Bebat constate un écart préoccupant concernant les appareils « plug-and-play ». Contrairement aux systèmes traditionnels, bon nombre de ces batteries de plus petite taille – en particulier celles provenant de boutiques en ligne étrangères – ne sont pas correctement déclarées. Bien que cela soit invisible pour l’acheteur au moment de l’achat, cela engendre une responsabilité financière pour l’avenir.
Déclaration au réseau vs enregistrement pour le recyclage
Il est important de faire la distinction entre la déclaration auprès de Fluvius, qui sert à la gestion du réseau, et l’enregistrement auprès de Bebat, qui garantit le financement du recyclage.
Si le numéro de série unique d’une batterie n’a jamais été enregistré, le propriétaire peut être contraint de payer pour sa collecte et son traitement. Ces coûts sont calculés en fonction du poids. Par exemple, une batterie standard de 100 kg pourrait coûter environ 300 euros (TVA comprise), tandis qu’un modèle « plug-and-play » de 60 kg pourrait coûter entre 175 et 200 euros.
RecyPrête
Comme les consommateurs ne peuvent pas enregistrer eux-mêmes les produits, la campagne « RecyPrête » les encourage à vérifier si leurs installations figurent dans la base de données. Si un numéro de série manque, il est conseillé aux propriétaires de contacter Bebat et, si nécessaire, de demander des comptes à leur vendeur ou à leur installateur afin de s’assurer que la contribution environnementale soit réglée.
(at)
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